Les Français pistés par leur carte Vitale

Santé

mise à jour le 28/05/21

Les informations des cartes Vitale sont transmises aux laboratoires, via la société américaine IQVIA, le plus puissant collecteur de données médicales au monde (11 milliards de chiffre d’affaires). A voir dans Cash Investigation, d’Élise Lucet sur France 2, jeudi 20 mai. On vous l’avait bien dit dans Le Média en 4-4-2, Le secret médical, c’est fini. 

Une odeur de corruption

Jean Marc Aubert, directeur de la DREES (Direction des Recherches, des Etudes de l’Evaluation et des Statistiques), a créé Health Data Hub, une plateforme qui recueille les données de l’assurance maladie provenant des hôpitaux, des médecins en ville et des organismes complémentaires, y compris celles sur les décès, les handicaps. Il a confié cette plateforme à Microsoft Azure. Bill Gates possède donc nos données de santé pour les mettre à disposition des organismes et sociétés de recherche médicale. De plus le régime d’état d’urgence sanitaire a servi de prétexte pour transférer les données relatives aux individus infectés par le Covid-19 à Microsoft sans leur demander leur avis. Une précision : après avoir travaillé de 2013 à 2017 chez IQVIA, Jean-Marc Aubert a dirigé la DREES, le temps de lancer la plateforme Health Data Hub. En 2019, où est-il allé ? chez IQVIA, bien sûr ! Et qui peut garantir que IQVIA n’ira pas puiser chez Microsoft des données qui intéressent les laboratoires ? Personne, en tout cas pas Jean-Marc Aubert.

Microsoft nous connaît par notre nom

Les données recueillies par Microsoft ne seront pas anonymisées mais pseudonymisées. On remplace les nom, prénom, numéro de sécurité sociale… par un identifiant verrouillé par une clé de cryptage. Or, une étude de l’université de Louvain et de l’Impérial Collège de Londres a montré qu’il suffisait d’accéder à trois variables pour ré-identifier 83 % des personnes. Le chiffrage des données n’offre aucune garantie de sécurité, car Microsoft ne se contente pas d’héberger les données, elle en assure l’analyse et le traitement et à donc accès aux clefs de déchiffrement comme l’a révélé l’analyse du Conseil d’État (paragraphe 32, ordonnance du 19 juin 2020).

Nouveau ! les essais cliniques virtuels

N’ayant pas assez de cobayes humains à disposition, les laboratoires comptent utiliser l’Intelligence artificielle et les Big Data de IQVIA pour mener des essais cliniques virtuels. Il s’agit d’études de marché, pas de recherche médicale, il ne s’agit pas de santé, mais de dividendes. Le marché des vaccins est le dernier en date.

Jacqueline pour Le Média en 4-4-2.

 

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