Les États-Unis claquent officiellement la porte de l’OMS : Un retrait aux conséquences lourdes !

Washington a officialisé son divorce d'avec l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) ce 22 janvier 2026. Cet acte, scellé par un décret de Donald Trump en février 2025 dès son retour à la Maison-Blanche, prive l'agence onusienne de son financeur historique. Ce repli unilatéral interroge sur l'avenir de la gouvernance mondiale de la santé dont le principal contributeur reste à présent Bill Gates avec sa Fondation (740 millions de dollars) et son Gavi (667 millions de dollars), loin devant l'Allemagne (400 millions de dollars) et l'Europe (600 millions de dollars).

mise à jour le 24/01/26

Les États-Unis quittent la table des préparations des prochaines crises sanitaires, emportant avec eux le chéquier.

Un divorce annoncé et assumé

La rupture, prévisible, constitue l’aboutissement d’une hostilité déclarée. Dès la « pandémie » de Covid-19, l’ancien et nouveau président Trump vilipendait une organisation jugée à la botte de Pékin et irréformable. Annulée par Joe Biden, la sécession a été réactivée par Trump en 2025. Le décret justifie cette sortie par les « échecs systémiques » de l’OMS et son « alignement » sur des intérêts étrangers. Le secrétaire à la Santé Robert F. Kennedy et le chef de la diplomatie Marco Rubio ont fustigé une agence ingrate envers le contribuable américain. Washington refuse par ailleurs de solder ses arriérés, évalués entre 260 et 278 millions de dollars, établissant un précédent transactionnel brutal.


L’OMS amputée, l’institution en péril

Le départ américain frappe de plein fouet l’institution genevoise, qui perd son principal bailleur de fonds, soit 16 à 20% de son budget. Un plan drastique de restrictions a été annoncé : réduction de moitié des postes de direction, suppression d’un quart des effectifs. Pour le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, c’est une « perte pour tous ». Les répercussions opérationnelles sont immédiates. Les États-Unis se retirent du Système mondial de surveillance de la grippe (GISRS), un pilier jugé essentiel pour traquer les soit-disant virus et concevoir les « vaccins ». Des programmes – polio, VIH, santé maternelle – sont menacés. Des experts, comme les infectiologues de Diseases Society of America, dénoncent une décision « myope » qui compromet la sécurité sanitaire, y compris nationale. L’absence américaine lors des négociations sur le traité pandémique de 2025 affaiblit d’ores et déjà leur architecture de « préparation aux crises » (ou « préparation des prochaines crises ? »).



Un isolationnisme sanitaire aux réactions mitigées

Si l’administration Trump y voit la fin d’un multilatéralisme dispendieux et un recentrage sur des partenariats bilatéraux, les réactions internationales condamnent majoritairement cette défection. Bill Gates a plaidé pour un retour, soulignant le rôle irremplaçable (pour son business?) de l’OMS. L’agence maintiendra un échange d’informations technique avec Washington, tandis que son conseil exécutif examinera la situation début février.

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