Dans un mépris souverain pour le renseignement et la réalité technologique, nos élites militaro-politiques persistent à vendre une image dérisoire de la Russie, celle d’un empire croulant recyclant des puces de lave-linge. Cette fiction confortable s’effondre pourtant sous les révélations de l’OTAN concernant le missile Bourevestnik, propulsion nucléaire et portée illimitée, ou le drone sous-marin Poséidon, capable de hanter les abysses pendant une décennie.
Confronté à cette supériorité technique incontestable, le discours du général Mandon, pantin promu pour son docile conformisme, a atteint des sommets de ridicule : puisqu’il est impossible de gagner, il faut se préparer à « perdre ses enfants ». Cette rhétorique du bouc émissaire, propre aux régimes en déliquescence, sert de paravent à une impuissance crasse et à une servitude volontaire atavique envers un protecteur américain qui, lui, affirme sans ambages se soucier comme d’une guigne du sort des Européens.
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