Dans un entretien fleuve avec Eric Montana et Claude Janvier, Alain Soral, assigné à résidence en Suisse et lourdement condamné en France, a livré une vision messianique de son combat. Victime expiatoire d’un « empire du mensonge », il estime que les multiples procès et condamnations pour provocation à la haine, apologie du terrorisme ou atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation sont le « prix à payer » et des « médailles » qui attestent de sa justesse de vue.
Selon lui, le harcèlement judiciaire et médiatique, loin de le faire taire, constitue une publicité involontaire et le hisse au rang de figure sacrificielle, à l’instar des modèles historiques qu’il convoque. Il soutient avec une froide assurance que toute opposition crédible au « système » est aujourd’hui acculée à un tabou constitutif, transformant ainsi sa marginalisation judiciaire en preuve de sa centralité politique.
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