Politique

Entre mémoire de la Shoah et critique d’Israël : Le coup de gueule de la militante juive antisioniste Chaï Roos qui a mis Messiha K.O.

Sur le plateau de Sud Radio, le 21 avril 2026, l’artiste et militante Chaï Roos n’a pas mâché ses mots. Face à Jean Messiha, chroniqueur connu pour ses positions sionistes, elle a lâché, sans trembler : « Je suis juive et antisioniste ! Je m’oppose profondément à la politique mortifère de Netanyahou ! »

mise à jour le 08/05/26

Un plateau, deux Juifs, et une question qui fâche : qui a le droit de critiquer Israël ?

L’héritage familial comme arme de guerre rhétorique

Chaï Roos n’est pas une militante comme les autres. « Je m’appelle Ross. Mes arrière-grands-parents ont fui l’Allemagne nazie. » Un rappel cinglant, une légitimité historique brandie comme un étendard face à un Messiha visiblement mal à l’aise. « Vous n’avez pas de leçon à me donner, vous qui avez collaboré à envoyer des Juifs dans les trains », a-t-elle asséné, transformant le débat en règlement de comptes avec l’extrême droite et ses relents nauséabonds.

« Ce conflit me tient au sang » : l’argument charnel

Pas de demi-mesure, pas de diplomatie. Chaï Roos assume son engagement jusqu’à l’intime : « Ce conflit me tient bien plus à cœur, au sang et à mon corps que vous. » Une déclaration qui transcende la politique pour toucher à l’identitaire. « Nous n’avons rien demandé », martèle-t-elle, refusant l’amalgame entre judaïsme et sionisme, entre mémoire des persécutions et soutien inconditionnel à Israël.



La coexistence comme horizon, l’amalgame comme ennemi

Face à un Messiha prompt à pointer du doigt « l’islam » ou les « islamistes », Chaï Roos rappelle une évidence trop souvent oubliée : « Nous avons toujours vécu entre frères et sœurs. » Une vision humaniste, presque utopique, dans un débat où les clivages ethniques et religieux servent trop souvent de prétexte à la haine.



Une dissidence qui dérange

Ce qui s’est joué sur Sud Radio dépasse le simple clash télévisé. C’est l’affirmation qu’une Juive peut critiquer Israël sans renier sa mémoire, qu’un héritage familial douloureux ne se réduit pas à un bulletin de vote. Chaï Roos, en quelques minutes, a pulvérisé les certitudes de ceux qui croyaient détenir le monopole de la légitimité juive. Et ça, Jean Messiha ne l’a pas digéré.

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