Sara Netanyahou fait une scène à son mari Bibi, pour un accès VIP : « À cause de toi, j’ai dû me disputer avec des gens ! »

Pendant que Benjamin Netanyahou parlait d’unité et de destin commun au Teddy Stadium de Jérusalem, Sara Netanyahou a offert, en coulisses, une tout autre version de la cohésion familiale. Aux Maccabiades 2026, la tribune VIP a visiblement eu droit à sa propre cérémonie d’ouverture.

mise à jour le 03/07/26

Pendant que Benjamin Netanyahou vendait l’unité nationale, Sara Netanyahou exigeait surtout un meilleur service VIP.

La grande unité, mais avec badge VIP

La scène se déroule à Jérusalem, au Teddy Stadium, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Maccabiades 2026, ces Jeux souvent présentés comme les « Jeux olympiques juifs ». Sur scène, Benjamin Netanyahou déroule son registre habituel : l’unité du peuple juif, la force collective, une seule nation, une seule famille, un seul destin, tout ça tout ça. Le grand discours, la grande posture, le grand décor.

Derrière les rideaux, selon les images et témoignages qui circulent, l’ambiance aurait été un peu moins solennelle. Sara Netanyahou, mécontente de l’organisation autour de son accès à la zone réservée, se serait emportée contre son mari et son entourage. « À cause de toi, j’ai dû me disputer avec des gens ! », aurait-elle lancé, avant d’ajouter cette formule promise à une belle carrière dans les archives familiales : « Vous devez vous occuper de moi ! »

La soirée devait célébrer la cohésion. Elle aura aussi rappelé qu’au sommet du pouvoir israélien, l’épreuve la plus délicate ne se joue pas toujours face aux adversaires politiques, mais parfois à quelques mètres de la tribune officielle.



Benjamin Netanyahou prêche, Sara Netanyahou réclame

Le contraste est trop beau pour être ignoré. Pendant que Benjamin Netanyahou expliquait aux athlètes venus du monde entier qu’il fallait « se tenir droits face à l’antisémitisme », Sara Netanyahou semblait surtout demander que l’on se tienne bien droit devant ses exigences. Dans la famille Netanyahou, le courage a donc plusieurs visages : celui affiché au micro, et celui, plus discret, qui consiste à traverser une soirée officielle sans transformer la zone VIP en bureau des réclamations.

La séquence, si elle se confirme dans tous ses détails, raconte beaucoup plus qu’un simple caprice mondain. Elle colle à une image déjà bien installée de Sara Netanyahou : celle d’une femme habituée aux privilèges du pouvoir, prompte à rappeler à son entourage qu’elle n’est pas une invitée comme les autres.

La psychologue qui perd patience

L’ironie n’a pas besoin d’être forcée : Sara Netanyahou est psychologue de formation. Elle a étudié à l’université de Tel Aviv, puis à l’Université hébraïque de Jérusalem, avant d’exercer comme psychologue éducative. Sur le papier, tout y est : l’écoute, la maîtrise émotionnelle, la compréhension des conflits. Dans la pratique, la soirée des Maccabiades aurait plutôt ressemblé à une séance de thérapie conjugale improvisée, mais sans thérapeute disponible.

Dans un autre pays, on parlerait de malaise. En Israël, avec les Netanyahou, c’est presque devenu une catégorie politique.

Ce n’est pas la première fois que l’épouse du Premier ministre israélien se retrouve associée à des récits d’exigences, de colères ou de tensions avec son entourage. En 2018, un enregistrement datant de 2009 avait déjà fait parler de lui : Sara Netanyahou y reprochait à un assistant de ne pas avoir assez insisté, dans un article, sur son statut de « professionnelle » et de « psychologue ». La précision semblait visiblement capitale.

Un passif déjà chargé

Le couple Netanyahou traîne depuis des années une réputation de palais assiégé, où la politique, les affaires judiciaires et les querelles domestiques finissent souvent par se rejoindre. Plusieurs anciens employés ont déjà décrit une atmosphère de travail difficile autour de Sara Netanyahou. Certains dossiers ont même débouché sur des procédures et des indemnisations.

Plus récemment, Sara Netanyahou a également été citée dans des affaires plus sensibles. En 2025, le parquet israélien a confirmé l’existence d’une enquête pénale liée à des accusations d’intimidation de témoin et d’entrave dans le contexte du procès visant son mari. L’intéressée conteste les accusations, comme toujours dans ce type de dossier. Mais l’image publique, elle, continue de s’abîmer.



L’élite des privilèges

Aux Maccabiades, tout devait être propre, grandiose, symbolique. Des délégations, des drapeaux, des discours, des artistes, des sourires bien cadrés. Le décor parfait pour Benjamin Netanyahou, qui aime se présenter comme le gardien de la destinée juive et le chef debout face au monde entier.

Mais la scène attribuée à Sara Netanyahou vient casser la carte postale. Elle donne l’image d’un pouvoir qui parle au nom du peuple tout en vivant dans la logique des accès réservés, des escortes, des places protégées et des susceptibilités de cour. Un pouvoir qui invoque la grandeur collective, mais dont les coulisses ressemblent parfois à un salon VIP mal insonorisé.

Pendant que des athlètes défilaient au nom du sport et de la fraternité, la famille Netanyahou aurait donc offert un spectacle parallèle : celui d’une caste persuadée que l’organisation d’un événement international doit aussi tourner autour de son confort personnel.

Le vrai spectacle était en tribune

Benjamin Netanyahou pourra toujours reprendre son ton grave, parler de résilience, de destin commun et de menaces existentielles. La soirée des Maccabiades 2026 restera aussi associée à cette image beaucoup moins héroïque : un Premier ministre en pleine cérémonie officielle, rattrapé par les exigences de son épouse en coulisses.

Finalement, la phrase la plus mémorable de la soirée n’est peut-être pas sortie du pupitre officiel, mais de la zone VIP. « Occupez-vous de moi ! » En quelques mots, tout y est : le pouvoir, le privilège, la scène familiale et cette impression persistante que, chez les Netanyahou, même les grands rassemblements nationaux finissent par tourner autour du même petit cercle.

Aux Maccabiades, les athlètes étaient sur la pelouse. Mais le numéro le plus commenté, lui, se jouait visiblement ailleurs.

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