Un empire bâti sur l’exploitation discrète
Né en Ukraine et installé à Chicago, Radvinsky n’était pas le fondateur d’OnlyFans — le site avait été lancé en 2016 par l’Anglais Tim Stokely — mais il en était devenu le maître absolu après le rachat de Fenix International en 2018. Sous son règne, la plateforme a connu une ascension fulgurante, passant d’un projet marginal à un géant valorisé à plusieurs milliards de dollars. Grâce à un modèle d’abonnements directs, OnlyFans a révolutionné l’économie du désir, attirant plus de 300 millions d’utilisateurs. Selon Forbes, Radvinsky aurait empoché jusqu’à 1,9 million de dollars par jour à son apogée.
Surnommé « le milliardaire le plus secret de la tech », il fuyait les projecteurs avec une constance presque pathologique. Aucune interview, aucune apparition publique, rien qui puisse trahir l’homme derrière l’empire. Une discrétion d’autant plus frappante qu’elle masquait une activité prospérant sur l’exhibitionnisme généralisé.
L’argent sale et les lobbies politiques
Derrière cette façade de reclus se cachait une implication politique aussi discrète que massive. En octobre 2025, une enquête du média The Lever révélait que Radvinsky et son épouse, Katie Chudnovsky, figuraient parmi les principaux donateurs du lobby pro-israélien AIPAC. Selon des documents internes, le couple aurait promis 11 millions de dollars — la plus grosse contribution anonyme jamais enregistrée par l’organisation. Une somme destinée à soutenir des candidats alignés sur la politique israélienne.
Un héritage de silence et de profits
Jusqu’au bout, Radvinsky est resté fidèle à son image : celle d’un fantôme aux poches profondes. Sa disparition laisse OnlyFans, valorisée à plus de 8 milliards de dollars, plus dominante que jamais dans un secteur où l’opacité est la règle. Aucune information n’a filtré sur ses obsèques ou sur la succession, comme si l’homme qui avait fait de la transparence des autres son fonds de commerce méritait, lui, de disparaître sans trace.
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