Ce vendredi 5 septembre 2025, à Bratislava en Slovaquie, lors des Championnats d’Europe de Judo Juniors, la jeune Française Doria Boursas, 19 ans et championne de France en -63 kg, a mis une raclée sportive à l’Israélienne Kerem Primo en quarts de finale. Résultat ? Une médaille de bronze bien méritée pour Boursas. Mais voilà, la tricolore a tourné les talons sans serrer la main tendue de son adversaire. Un geste qui, franchement, n’enfreint aucune règle officielle – juste une de ces conventions tacites que tout le monde adore brandir quand ça arrange.
Pas de poignée de main, mais un salut en règle
Remettons les choses en perspective : Doria Boursas n’a pas ignoré complètement son opposante. Elle l’a saluée comme il se doit en entrant sur le tatami et en le quittant – c’est obligatoire, ça, point barre. Mais cette absence de poignée de main post-combat ? C’est le genre de détail qui déclenche un ouragan sur les réseaux. Dans un climat déjà électrique entre Israël et la Palestine, ce petit refus a allumé la mèche.
Et qui pointe le bout de son nez en premier ? L’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka, qui s’empresse de tweeter son indignation : un « comportement honteux et contraire aux valeurs du sport ». Ah, les valeurs du sport… Comme si le lobby israélien n’avait pas l’habitude de les invoquer à tout bout de champ pour imposer sa vision du monde. Parce que, soyons clairs, ici on est en France, pas en Israël. On n’a pas à courber l’échine devant des injonctions venues d’ailleurs, même si certains aimeraient bien faire la pluie et le beau temps sur nos athlètes.
Un comportement honteux et contraire aux valeurs du sport : la judoka française Doria Borsas a refusé de serrer la main de la judoka israélienne Kerem Primo à la fin de leur combat. Cet acte bafoue l’esprit du sport et du fair-play.
Nous attendons non seulement une condamnation… pic.twitter.com/MWYdkI83LV
— Joshua L. Zarka (@yzarka) September 5, 2025
Les réactions en cascade : Du soutien aux appels aux sanctions
La polémique n’en est qu’à ses débuts, mais elle enfle déjà. Prenez Isabelle Nizard, Conseillère de la Métropole du Grand Paris/Adjointe au Maire chargée des affaires scolaires Paris XVI, qui n’y va pas avec le dos de la cuillère :
« À 19 ans, la judoka française Doria Boursas a refusé de serrer la main de son adversaire Kerem Primo, uniquement parce qu’elle est israélienne. C’est une honte absolue. »
À 19 ans, la judoka française Doria Boursas a refusé de serrer la main de son adversaire Kerem Primo, uniquement parce qu’elle est israélienne 🇮🇱. C’est une honte absolue. Elle représente la France 🇫🇷et devrait montrer l’exemple, pas ternir notre image. J’attends des sanctions… pic.twitter.com/G7q4QOhV50
— Nizard isabelle (@Nizardisabelle) September 6, 2025
C’est presque risible, cette promptitude à brandir la morale sportive pour camoufler des agendas politiques. Comme si une poignée de main forcée allait résoudre les conflits du Moyen-Orient. Et pendant ce temps, la Fédération Française de Judo ? Silence radio pour l’instant. Pas de communiqué, pas de prise de position. Peut-être qu’ils savent que ce n’est pas la fin du monde, et que forcer les gens à des gestes hypocrites n’a jamais rien réglé.
En fin de compte, Doria Boursas repart avec sa médaille et une aura de rebelle. Quant à la polémique, elle risque de s’essouffler aussi vite qu’elle a enflé, à moins que certains ne veuillent la gonfler artificiellement. Le judo, c’est avant tout du combat sur le tatami, pas des bisbilles diplomatiques. Et si ça dérange le lobby, tant pis – ou tant mieux. Après tout, la France n’est pas à vendre, ni à soumettre.
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