La voiture en ligne de mire, l’emploi dans le rétroviseur
Parmi les mesures phares, la chasse à la voiture individuelle est ouverte. Exit la liberté de se déplacer, place aux « mobilités actives » – comprenez : le vélo, même sous la pluie. Tristan Riom (EELV), vice-président en charge de l’énergie-climat, se félicite : « Le vélo prend beaucoup d’ampleur. » Certes. Mais les entreprises, elles, prennent la fuite.
Rénovation énergétique : le mirage des 10 000 logements par an
Autre grand classique du greenwashing local : le « doublement des rénovations énergétiques ». Objectif affiché : 10 000 logements par an. Un chiffre aussi optimiste qu’une météo sans nuages en Loire-Atlantique. Entre surcoûts, normes ubuesques et artisans saturés, les Nantais devront se contenter… de payer.
La nature en ville, ou l’art de verdir les discours
Le plan mise aussi sur le dogme « 3/30/300 » : trois arbres visibles depuis chez soi, 30 % de couverture arborée dans son quartier, et un parc à moins de 300 mètres. Belle initiative… si elle ne servait pas à masquer l’essentiel : une écologie urbaine qui chasse les entreprises et appauvrit les habitants.
Gouvernance « ouverte » : la transparence en trompe-l’œil
Pour couronner le tout, Nantes-Métropole promet une « gouvernance ouverte », avec associations et citoyens pour surveiller la mise en œuvre du plan. Traduction : un simulacre de démocratie participative, où seuls les militants verts auront voix au chapitre.
L’écologie, nouveau prétexte à l’étouffement économique
Au final, ce plan climat ressemble davantage à une machine à taxer qu’à une réelle solution écologique. Entre restrictions, idéologie et dépenses publiques démesurées, Nantes s’enfonce dans une « bifurcation » qui ressemble furieusement à une impasse.
Des dépenses bling-bling
Le nouveau CHU de Nantes sera achevé à la fin 2026. Il aura coûté 1,25 milliard d’euros d’investissement et regroupera, dans un nouveau pole, deux antennes principales du CHU. L’occasion de supprimer 230 lits et 400 postes, sous un nouveau logo facturé 185 000 euros. Le 21 janvier 2022, la direction a organisé une cérémonie de pose de la première pierre du futur CHU, symbolisée par un empilement de gros Lego, pour la modique somme de 90 000 euros.
Une soirée électro a été organisée en guise de cérémonie des vœux le 1er février 2024, pour un montant de 31 859 euros exactement. Un représentant du personnel explique que « le problème, c’est que toutes sortes de dépenses délirantes, interviennent alors qu’on demande depuis des mois le remplacement de brancards obsolètes et dangereux. Pareil pour des chariots de pharmacie, de logistique, ou pour nos camions de service, dont un a récemment pris feu ».
Plan climat à Nantes : l’écologie punitive en marche… vers le mur.
À Nantes, ils appellent ça une bifurcation écologique.
Nous, on appelle ça une sortie de route.
🚲 Le vélo obligatoire, même sous la flotte.
🏗 10 000 rénovations par an… promises sur PowerPoint.
🌳 Trois arbres par fenêtre et un parc à 300 mètres… pendant que l’emploi fuit à 300 km.
💶 1,25 milliard pour un CHU amputé de lits,
et 185 000 euros pour un logo.
Mais le vrai but ?
Transformer la ville en vitrine verte pendant que les habitants paient l’éclairage.
C’est ça le progrès ?
Des chariots de pharmacie carbonisés,
pendant qu’on organise des soirées électro à 32 000 euros ?
Non. C’est du sabotage en costume de vertu.
L’écologie est devenue le prétexte du contrôle,
la caution morale du déclin,
et le masque du mépris de classe.
Lame Insoumise ne refuse pas l’écologie.
Elle refuse l’instrumentalisation.
Pas d’avenir vert sans justice, pas de justice sans lucidité.