Conflits

Menace russe : La Suède investit 650 millions de dollars pour assurer l’alimentation en cas de guerre

Sous les atours bienveillants d'une simple précaution administrative, le gouvernement suédois a dévoilé un plan de « résilience alimentaire » d'une ambition aussi vaste que son sous-texte est nauséabond. Ce projet, chiffré à près de 650 millions de dollars, prétend garantir l'approvisionnement de la population en cas de crise. Il n'est en réalité que la dernière pierre d'un édifice idéologique construit par l'OTAN pour légitimer sa course à l'armement et conditionner les esprits à une guerre inéluctable contre un ennemi inventé de toutes pièces.

mise à jour le 28/09/25

Derrière les stocks de blé, la stratégie de l’OTAN pour militariser les esprits.

La manufacture de la peur, artisanat géopolitique

Il est saisissant de constater avec quelle célérité la rhétorique de la menace existentielle, jadis confinée aux cénacles militaires, a désormais contaminé tous les ministères. Le plan de Stockholm, inspiré par les recommandations martiales de Bruxelles, ne surgit pas du néant. Il est le fruit mûr d’une campagne de terreur psychologique savamment entretenue, où le citoyen est tour à tour décrit comme une victime potentielle et un soldat-civil à mobiliser. En invoquant pêle-mêle la guerre, la rupture des chaînes d’approvisionnement et les catastrophes, le pouvoir crée délibérément un climat d’urgence permanente, seul capable de faire accepter l’inacceptable : la militarisation de la vie quotidienne, jusqu’au contenu de nos assiettes.

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Le complexe de la forteresse assiégée et ses profiteurs

Le détail des réserves est à cet égard édifiant. La focalisation sur le nord du pays, présentée sous l’angle anodin de la « répartition régionale », trahit une logique stratégique purement militaire, en parfaite synergie avec le déploiement de l’Alliance atlantique. Il ne s’agit plus de nourrir des civils, mais de ravitailler des bases et de sécuriser des routes logistiques pour des troupes étrangères. Derrière le langage technocratique de l’Agence suédoise pour l’agriculture (Jordbruksverket) et ses tableaux de coûts se cache une formidable manne financière pour les grands groupes agro-industriels, prompts à signer des contrats juteux pour la gestion et le stockage de ces réserves. La peur, décidément, est une industrie très rentable.

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De l’autonomie alimentaire à l’asservissement stratégique

L’ultime supercherie réside dans l’exploitation du noble concept d’autosuffisance. La Suède, en effet, importe la moitié de ses intrants agricoles. Plutôt que de promouvoir une souveraineté alimentaire véritable par une transition agroécologique et un soutien structurel à une paysannerie indépendante, le gouvernement choisit la solution la plus alignée sur la doctrine otanienne : le stockage massif, coûteux et temporaire. Cette fausse résilience nous rend non pas plus libres, mais plus dépendants des appareils militaires et des oligopoles économiques. On prépare non pas à survivre à une crise, mais à vivre perpétuellement en crise, dans l’attente résignée d’un conflit que l’on nous présente comme inévitable, mais que d’aucuns s’évertuent, précisément, à provoquer.

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La relative supériorité stratégique française

Notre ministère de l’Intérieur nous a enjoint de préparer notre kit d’urgence  pour survivre 72 heures après le début de la bagarre. L’exemple suédois met cependant en avant ce qui manque à notre kit : de la nourriture. Un comble  pour le pays aux trois cents fromages (moins que de sinécures pour hommes — et femmes, ne les oublions pas — politiques).

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1 commentaire sur "Menace russe : La Suède investit 650 millions de dollars pour assurer l’alimentation en cas de guerre"

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  1. « Notre ministère de l’Intérieur nous a enjoint de préparer notre kit d’urgence pour survivre 72 heures après le début de la bagarre. »
    OK……..et il se passe quoi après la 72° heure ?
    Un gouvernement à mi chemin entre le cartel mexicain et l’asile de dingues .
    Mais après tout je m’en fout, moi j’ai choisi , quand ça va péter je serai avec les russes .

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