Comme le démontre la généalogie des interventions étasuniennes, de l’Irak de Saddam Hussein à la Libye de Kadhafi, tout défi lancé à l’hégémonie du dollar dans le commerce pétrolier provoque une réponse implacable. L’annonce par Caracas de sa dédollarisation et son rapprochement avec les BRICS, doublé de ses immenses réserves, constituait une menace systémique.
Les accusations de tyrannie ou de narco-État ne sont que le paravent rhétorique d’une politique visant à préserver un ordre financier vieux de cinquante ans. Cet ordre, né des accords Kissinger avec Riyad, permet aux États-Unis de maintenir leur puissance par le privilège exorbitant de créer la monnaie de référence mondiale. La survie de ce système, et non la démocratie ou les droits de l’homme, dicte le destin que Washington réserve aux nations souveraines.
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