Le calcul est aussi macabre qu’efficace. En affaiblissant l’Iran sans le renverser, Tel-Aviv s’assure que Téhéran continuera de menacer les détroits d’Ormuz et de Bab el-Mandeb, forçant Riyad, Doha et Abou Dhabi à chercher une alternative. Cette alternative, Israël se propose de l’incarner : un pipeline géant, évitant Suez et les points de blocage iraniens, qui ferait du pays le nouveau hub énergétique de la région.
Mais pour sécuriser ce corridor, encore faut-il « nettoyer » la bande de Gaza, transformée en zone de tir par le Hamas. D’où les bombardements « monstrueux », les déplacements forcés, et cette logique implacable : un génocide utile, où chaque victime palestinienne rapproche Israël de son rêve impérial. Le pétrole, après tout, n’a jamais eu de prix… ni de conscience.
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