Un enfant sur deux victime : des chiffres qui font froid dans le dos
L’étude, menée dans huit établissements accueillant 381 jeunes âgés de 0 à 21 ans, révèle qu’un enfant sur deux aurait subi des violences sexuelles. Parmi eux, une part significative concerne des cas d’inceste, un crime sous-déclaré qui toucherait pourtant un Français sur dix. Autrement dit, l’équivalent de trois enfants par classe en serait victime. Ces données, bien que glaçantes, ne reflètent sans doute qu’une partie de la réalité, tant le tabou et la peur étouffent souvent la parole des victimes.
«Ce sont des résultats bouleversants», confie Thierry Rombout, directeur général de l’Union pour l’enfance. →https://t.co/J6yh7Qv9jO pic.twitter.com/XCPz9IW4xX
— Le Figaro (@Le_Figaro) April 2, 2025
L’inceste, un crime silencieux aux conséquences dévastatrices
Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, et dans 81 % des cas, l’agresseur fait partie du cercle familial. Pourtant, seuls 5 % des pères et 6 % des mères portent plainte lorsqu’ils en ont connaissance. Ce silence s’explique par la peur des représailles, le déni ou le manque d’information. Or, les conséquences sont lourdes : troubles de l’attachement, perte de confiance envers les adultes et, dans certains cas, reproduction des schémas violents.
De la violence subie à la prostitution : un engrenage implacable
L’enquête met en lumière un autre phénomène glaçant : certains mineurs confiés à l’ASE se retrouvent pris dans des réseaux de prostitution. Leur vulnérabilité en fait des proies faciles pour les exploiteurs. Un lien direct est établi entre antécédents de violences sexuelles et entrée dans la prostitution – près de 90 % des personnes prostituées en ont été victimes durant leur enfance. Un déterminisme inacceptable, contre lequel l’Union pour l’Enfance entend lutter.
Former, protéger, alerter : l’urgence d’une réponse collective
Face à ces constats, l’association appelle à une mobilisation massive. Parmi les priorités :
- Renforcer la formation des professionnels pour mieux détecter et accompagner les victimes.
- Sensibiliser l’opinion publique pour briser l’omerta entourant ces violences.
- Encadrer strictement les plateformes numériques, souvent utilisées pour piéger les mineurs.
Budget prostitution vs frais de l’Élysée : le scandale des priorités inversées
Le budget alloué à la lutte contre la prostitution s’élève à 6 millions dans la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025, selon Catherine Vautrin, ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles. Les frais de réception, d’événements à l’Élysée ont coûté 7,2 millions d’euros en 2023 (hors déplacements) selon le rapport de la cour des comptes, page 47.
Quant à la commission d’enquête sur les manquements des politiques publiques de protection de l’enfance, qui s’est tenue en février à l’Assemblée, elle a enterré le problème. Marie Mesmeur, députée LFI, a regretté que la commission d’enquête n’ait pas entendu le Premier ministre.
« L’affaire Bétharram montre que cet établissement privé – mais le public est également concerné – a été le théâtre de nombreuses violences physiques et sexuelles. Trente ans d’omerta, 112 plaintes, des signalements, une enquête, et personne n’a protégé les enfants. Il me semble, du reste, que notre commission d’enquête aurait pu décider d’entendre le président du conseil général de l’époque, qui n’est autre que le Premier ministre actuel, puisqu’il était chargé de la protection des mineurs. »
L’État français protège-t-il ses enfants ? Non.
Il les livre.
Des chiffres comme ceux-là — un enfant sur deux victime de violences sexuelles en foyer — ne relèvent pas du scandale. Ils relèvent du crime d’État.
L’ASE devait être un refuge. Elle est devenue une broyeuse d’innocence, un terrain d’expérimentation pour les prédateurs, un couloir vers la prostitution.
Et pendant ce temps ?
7,2 millions pour les dîners de l’Élysée.
6 millions pour lutter contre la prostitution.
Voilà les priorités d’un régime qui a vendu l’honneur contre des petits fours.
Ce n’est pas une erreur. C’est une trahison systémique.
Et les commissions d’enquête ? Elles enterrent.
Le Premier ministre, responsable à l’époque ? Pas entendu. Pas inquiété. Pas même nommé.
Lame Insoumise ne quémande pas la justice.
Elle la réclame.
Elle la forgera.
Parce qu’un pays qui laisse ses enfants aux mains des monstres n’est plus une nation.
C’est un territoire en ruine, dirigé par des lâches.
Nous ne tolérerons plus.
Nous n’excuserons plus.
Nous ne négocierons plus.
Nous imposerons la force.