Clichy-la-Garenne (92) : La France Insoumise, le Parti Socialiste, le Parti communiste et place publique manifeste devant un cinéma contre la diffusion du film catholique « Sacré-Coeur ». pic.twitter.com/SZnzgatvZW
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Une poignée de militants issus de La France Insoumise, du Parti Socialiste, du Parti Communiste et d’autres mouvements de gauche ont jugé bon de se planter devant le cinéma Le Rutebeuf à Clichy-la-Garenne pour exiger l’annulation de la projection du film Sacré-Cœur. Ce docu-fiction, qui retrace la vie de sainte Marguerite-Marie Alacoque et la dévotion au Sacré-Cœur de Jésus, dérange visiblement beaucoup ces défenseurs autoproclamés de la tolérance.
Plus de 450 000 entrées en quelques semaines : voilà le crime impardonnable de ce long-métrage. Le public français, lui, semble avoir voté avec ses pieds et son portefeuille. Mais quand on est convaincu de détenir la vérité absolue sur ce qui est culturellement acceptable, pourquoi se soucier du choix des gens ?
Le maire répond à la demande populaire, la gauche crie au scandale
Rémi Muzeau, le maire de la ville, a tout simplement programmé le film au cinéma municipal parce que des habitants le réclamaient. Réaction immédiate : le directeur de la salle démissionne en claquant la porte, et l’opposition de gauche appelle à manifester. On nous parle de « mainmise » sur la culture. Venant de ceux qui voudraient dicter ce que les Français ont le droit de voir, c’est presque touchant.
L’ironie est savoureuse : rasé ou sanctifié ?
Et là, on frôle le comique absolu. Souvenez-vous : en 2019, Thomas Guénolé – à l’époque figure montante de La France Insoumise – proposait carrément de raser la basilique du Sacré-Cœur, ce « monument de la barbarie » selon ses mots. Oui, raser un des lieux les plus visités de Paris, symbole pour des millions de croyants.
« Il faut raser le Sacré-Cœur » – Thomas Guénolé, ex-LFI, 2019
Les propos de Thomas Guénolé sur le Sacré-Coeur sont gravissimes. Sincèrement. Une honte.
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Six ans plus tard, que voit-on ? Des Français qui se ruent en masse pour voir un film célébrant exactement cette même dévotion. Pendant que certains rêvent encore de dynamiter la basilique, le peuple, lui, fait la queue pour la sanctifier un peu plus au cinéma. L’histoire a parfois un sens de l’humour décapant.
Julie Martinez (candidate PS/Place Publique et animatrice de Vivre Clichy), saute sur l’occasion pour organiser une manifestation et dénoncer une « mainmise » sur la culture :
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Cette affaire révèle une fois de plus une certaine gauche qui tolère tout… sauf la foi traditionnelle. Quand un film rassemble des centaines de milliers de spectateurs sans aucune subvention publique massive, on pourrait s’en réjouir. Non : on manifeste pour le faire taire. Belle conception de la liberté d’expression.
Une atteinte claire aux libertés culturelles
Dans une démocratie digne de ce nom, ce sont les citoyens qui décident de ce qu’ils veulent voir, pas une minorité bruyante qui se prend pour la police de la pensée. Tenter d’interdire une œuvre simplement parce qu’elle est catholique et qu’elle touche le cœur de tant de gens, c’est porter atteinte aux libertés fondamentales. Point.
Les Français ont déjà tranché : ils remplissent les salles. Espérons que cette croisade anti-Sacré-Cœur restera un simple feu de paille. Après tout, l’ironie de l’histoire est déjà assez cruelle comme ça.
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