L’analyse glaçante délivrée par Me David Guyon révèle la mécanique inquiétante à l’œuvre. Derrière les bonnes intentions affichées se cache un effet « fenêtre d’Overton » , c’est-à-dire une idée acceptée par la majorité de la population, mais en fait provenant des classes dominantes afin d’assurer leur pouvoir.
Après les terroristes, voici venu le tour des chômeurs de justifier une surveillance de masse. Le cadre juridique existe déjà, via l’article L. 851-3 du code de la sécurité intérieure, offrant un boulevard à l’interception des communications et à la captation de données.
Le glissement est sémantique et stratégique : de la présomption d’innocence, on passe à la présomption de fraude, légitimant un pistage digne des pires régimes. Comme le résume l’avocat, « si c’est technologiquement possible, alors ça adviendra ». La promesse d’un filet social se transforme ainsi en toile d’araignée numérique, piégeant les libertés fondamentales au nom d’une austérité punitive. Un pas de plus vers une « démocratie » autoritaire où l’État, faute de vouloir créer des emplois, se fait créateur de suspects.
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