S’il concède volontiers l’utilité de l’IA pour détecter des cancers ou résoudre des équations, son application à la création artistique signe selon lui la fin de l’effort, cet effort transformateur qui, en s’exerçant, développe l’intelligence, la sensibilité et l’humanité même. Déléguer cet effort, c’est risquer de « devenir de plus en plus con ».
L’argument selon lequel l’IA, nouveau « marteau qui se lève seul », démocratiserait la création en la rendant accessible à tous est, pour Etienne Guéreau, un leurre démagogique et économiquement naïf. Derrière les promesses se cachent les mêmes logiques capitalistes : les géants de la tech, « kleptomanes connectés » selon une citation du Monde diplomatique qu’il approuve, ont construit leurs modèles sur le pillage de données sans contrepartie pour les créateurs originels. Pire, cette production de masse instille un « doute permanent » quant à l’authenticité de toute œuvre, sapant les fondements de la confiance et de la valeur culturelle.
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