🇫🇷 Le président de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), Laurent Vallet, interpellé fin juillet à Paris après s’être fait livrer de la cocaïne chez lui, a été suspendu de ses fonctions par la ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé cette dernière mardi ⤵️ pic.twitter.com/5qZWtITxyE
— Agence France-Presse (@afpfr) August 12, 2025
À l’INA, on archive soigneusement les images et les sons… mais manifestement, certains préfèrent aussi collectionner des substances moins patrimoniales. Le 29 juillet dernier, Laurent Vallet, président de l’Institut national de l’audiovisuel, a été interpellé à Paris après s’être fait livrer de la cocaïne. En effet, le grand patron d’une institution publique, payé par nos impôts, a reçu son petit colis blanc directement à domicile.
La descente qui n’était pas prévue au programme
Tout commence avec la filature d’un adolescent de 17 ans par la BAC (brigade anticriminalité). Les policiers le suivent jusque dans la cour d’un immeuble, l’interpellent, et découvrent sur lui 600 euros en liquide. Interrogé, le mineur parle d’une simple visite à un « ami ». Un ami de poids : ni plus ni moins que Laurent Vallet. Ce dernier, contacté par les forces de l’ordre, admet immédiatement avoir acheté de la cocaïne — pour, tenez-vous bien, la modique somme de 600 euros. Quand on aime, on ne compte pas… sauf que la drogue, en France, ça tourne autour de 60 euros le gramme. Faites le calcul.
🚨 Laurent Vallet, président de l’INA, a été INTERPELLÉ à Paris le 29 juillet pour l’achat de stupéfiants. Il a admis avoir dépensé 600 EUROS pour se procurer de la COCAÏNE auprès d’un jeune de 17 ans. (Valeurs Actuelles) pic.twitter.com/Fd1iGrBjZD
— Frontières (@Frontieresmedia) August 12, 2025
Une carrière en or… ternie par la poudre
Âgé de 55 ans, reconduit en mai dernier par Rachida Dati pour un troisième mandat de cinq ans après la démission d’Agnès Saal suite au scandale de ses notes de frais de taxi pour 48 000€… Vallet était jusqu’ici l’exemple parfait du haut fonctionnaire bien huilé : Sciences Po, HEC, ENA, directeur de l’Ifcic pendant 13 ans, et depuis 2015, gardien officiel de la mémoire audiovisuelle française. Aujourd’hui, il devient surtout la preuve vivante qu’au sommet, certains carburent à autre chose que le café.
Rappelons que l’INA est censée « valoriser le patrimoine audiovisuel ». Apparemment, ça inclut aussi des livraisons express de produits illicites, histoire de mettre un peu de piment dans les archives. Pendant ce temps, le citoyen lambda se fait verbaliser pour un joint dans la poche, mais les élites, elles, se voient proposer une « injonction thérapeutique ». Deux poids, deux mesures ? Oh non, voyons… juste la France qui fonctionne comme prévu.
La compagnie maritime MSC est devenue un canal privilégié de trafic de cocaïne pour les gangs des Balkans. Soupçonné de l’avoir favorisée depuis le ministère des Finances, à Bercy, voire depuis le secrétariat général de l’Élysée, Alexis Kohler (qui s’était mis à son service comme directeur financier en 2016-2017), a été mis en examen pour « prise illégale d’intérêt ». Décision de la Cour de Cassation le 10 septembre 2025.
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