Comme le souligne Youssef Hindi, la victoire stratégique irano-chinoise dans le Golfe persique marque un tournant historique : les pétromonarchies, jadis vassales de Washington, réalisent enfin que leur alliance avec les États-Unis n’est plus qu’un boulet. L’Arabie saoudite, autrefois pilier du système pétrodollar, négocie désormais son pétrole en yuan, tandis que Donald Trump, contraint à l’impuissance, en est réduit à menacer Mohamed Ben Salmane de « gentillesse ». L’Iran, lui, ne rit pas — il agit.
En frappant les bases américaines sur le sol des pétromonarchies, Téhéran a démontré que Washington ne protège plus ses clients, mais les expose. Le Conseil de coopération du Golfe, dans un ultime sursaut de lucidité, tente désormais de normaliser ses relations avec l’Iran, tout en accusant discrètement Israël et les États-Unis d’avoir déclenché cette guerre perdue d’avance. Le pacte américano-saoudien du Quincy, fondement du pétrodollar, n’est plus qu’un lointain souvenir. La fin de l’empire américain s’écrit en lettres de feu : l’Iran domine, la Chine achète et le dollar, lui, s’effondre.
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