La tournée des fronts et la fabrique de l’urgence
L’édifiante tournée de la présidente de la Commission dans les pays frontaliers de la Russie ne doit pas être vue comme une simple visite diplomatique. Il s’agit d’une mise en scène guerrière, un pilonnage médiatique destiné à instiller un « sentiment d’urgence » dans les esprits, comme elle l’a si elle-même avoué. Entre une usine de drones en Lettonie, la frontière biélorusse en Pologne et le plus grand site d’armement bulgare, l’objectif est clair : préparer psychologiquement et industriellement le continent à l’irréparable, sous le prétexte commode de contrer un « prédateur » soigneusement désigné.
Le plan XXL : souveraineté confisquée et facture astronomique
Revenant de sa tournée, Von der Leyen a levé le voile dans le Financial Times sur un projet démentiel : l’envoi potentiel de « dizaines de milliers de soldats » sous commandement européen, soutenus par les systèmes de commandement, de renseignement et de surveillance américains. Un plan assez précis a été concocté par les états-majors. Cette confiscation de la souveraineté militaire nationale, couplée à une prise de contrôle budgétaire via des examens bisannuels imposés par Bruxelles, scelle la fin des armées françaises. Pendant ce temps, la facture – 150 milliards d’euros évoqués – sera pour les peuples, tandis que Macron, complice actif, organise à l’Élysée les réunions de cadrage de cette marche funèbre, en présence des quatre cavaliers de l’Apocalypse : l’Allemand Friedrich Merz, du Britannique Keir Starmer, du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte et, bien sûr, Ursula von der Leyen elle-même.
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