Dans une édition récente de Ligne Droite • La matinale sur Radio Courtoisie, l’émission a rendu un vibrant hommage à Éric Denécé, ancien officier du renseignement et éminent analyste géopolitique, décédé brutalement le 11 juin 2025 à l’âge de 62 ans. Retrouvé sans vie dans des circonstances encore floues, sa mort a suscité un choc immense et de nombreuses interrogations, notamment au sein de son entourage, qui rejette catégoriquement la thèse officielle du suicide. L’émission, animée par Richard de Seze, a accueilli Laurent Artur du Plessis, un proche de Denécé, pour évoquer la mémoire de cet expert respecté et les zones d’ombre entourant sa disparition.
Une mort entourée de mystère
Selon les informations relayées par l’ancien journaliste du figaro, Laurent Artur du Plessis, Denécé a été retrouvé mort dans sa voiture, au bord d’une route dans les Alpes, où il résidait, avec une arme de chasse à ses côtés. Bien que la piste du suicide ait été initialement évoquée par les autorités, cette hypothèse est unanimement rejetée par son entourage. « Aucun de ses interlocuteurs ne croit à l’hypothèse du suicide », a insisté du Plessis, précisant que Denécé était en « pleine forme physique » et entretenait une activité sportive quotidienne. Âgé de 62 ans, il semblait également en bonne santé morale, malgré des difficultés financières liées à sa société, qu’il envisageait de restructurer.
Laurent Artur du Plessis a décrit le fondateur et directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), comme un « guerrier de l’information », un homme animé par un idéal et une détermination à toute épreuve, comparé à un « samouraï ». Ces qualités, alliées à son absence de signes de désespoir, rendent l’idée d’un suicide improbable aux yeux de ses proches. « Il avait des difficultés financières, mais ce n’était pas homme à mettre fin à ses jours pour cela », laissant planer le doute sur d’autres hypothèses, y compris celle d’un assassinat, dans un contexte où d’autres figures du renseignement français ont récemment disparu dans des circonstances troubles.
Un choc et une perte immense
L’émission a également été l’occasion de rappeler l’amabilité et la générosité d’Éric Denécé dans ses collaborations. Laurent Artur du Plessis a partagé un souvenir personnel, évoquant leur rencontre en 2012, lorsque Denécé l’avait invité à contribuer à un ouvrage collectif sur les révolutions arabes. « Travailler avec lui était extrêmement agréable », a-t-il confié, soulignant le caractère sympathique et le professionnalisme de Denécé.
La disparition d’Éric Denécé représente une « grande perte », tant sur le plan amical qu’intellectuel. Sa capacité à décrypter les enjeux géopolitiques avec rigueur et à les rendre accessibles à un large public laisse un vide dans le paysage médiatique français. Régulier sur Radio Courtoisie, il était apprécié pour son courage à défier les narratifs officiels et à proposer des analyses lucides, souvent dérangeantes pour les cercles du pouvoir.
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