Loin de la rupture promise, l’ère Macron perpétue en effet une ingérence à géométrie variable, calibrant vertueusement ses condamnations selon l’alignement des régimes – qu’ils soient issus des urnes ou du canon – avec les intérêts parisiens. Ainsi, tandis que l’on somme les juntes sahéliennes de rendre le pouvoir, on arme et on finance sans sourciller les dictatures « amies » du Tchad ou du Gabon, fermant les yeux sur leurs exactions.
Cette diplomatie du deux-poids-deux-mesures, doublée d’une stratégie de capture des futures élites via de généreuses bourses, ne fait qu’attiser le rejet d’une France perçue comme hypocrite. Un jeu à courte vue qui, en sacrifiant toute cohérence sur l’autel d’une influence déclinante, pourrait bien précipiter le divorce avec un continent déterminé à prendre son destin en main.
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