La Chine n’a jamais misé sur un homme, mais sur un système. Les 60 milliards de dollars de dette vénézuélienne, libellés en barils de pétrole, ne mentionnent pas Maduro mais l’État vénézuélien. Peu importe qui gouverne Caracas : Pékin a déjà verrouillé ses intérêts par des contrats de longue durée, des participations dans les entreprises pétrolières et une alliance avec l’état profond local. Pendant que Washington s’enlise dans des prétextes de « narcoterrorisme » et des opérations militaires risquées, la Chine, elle, construit des routes, des infrastructures, et attend patiemment que l’Amérique latine bascule – une fois de plus – vers la gauche.
L’interventionnisme américain, en voulant affaiblir le Venezuela, ne fait que souder un nouveau bloc anti-impérialiste, de la Colombie de Gustavo Petro au Brésil, offrant à Pékin une opportunité historique de consolider son influence. Le pétrole vénézuélien, lourd et coûteux, n’est qu’un leurre : la vraie bataille est celle des monnaies, des alliances, et de la fin de l’hégémonie dollar.
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