Momotchi, une résistante du numérique
Derrière le pseudonyme Momotchi se cache une ingénieure électricienne érigée en figure de la contre-information. Bannie à douze reprises de la plateforme X, elle a fait de la dénonciation de la « propagande » son combat. Ses cibles : la gestion sanitaire, l’identité numérique ou les dérives médiatiques. Son dernier assaut vise directement la conception macronienne de l’information, qu’elle juge liberticide.
Oh c’est magique
Macron est en train de nier d’avoir parlé d’un Ministère de la Vérité avec son label d’état😅Regardez comment les médias mainstream sortent les rames⬇️😝 pic.twitter.com/rnojvg2fkq
— Momotchi (@mmtchi) December 2, 2025
Une démonstration par l’archive
Momotchi opère un démontage systématique. Alors que notre cher président nie avoir évoqué un « Ministère de la Vérité », Momotchi exhibe l’enregistrement de sa propre voix : « Je pense qu’il est important qu’il y ait un labelling fait par des professionnels. » L’écart entre la parole et son reniement est ainsi brutalement mis à nu. S’ensuit un étalage probant : captures d’écran de requêtes Google, extraits de discours, et surtout, la Une évolutive des journaux. Le Figaro, Le Monde sont montrés tels des témoins malgré eux, leurs titres initiaux sur le « label d’État » se transformant, après la polémique, en dénonciation d’une invention de « l’extrême droite ». Le montage souligne en surbrillance cette bascule éditoriale, pointant du doigt l’incohérence d’une presse accusée de suivre le ballet élyséen. À cela on peut proposer une explication : Le Figaro appartient à un milliardaire (Dassault) et Le Monde à des milliardaires (Xavier Niel, Daniel Kretinsky, Federico Stubbe) accompagnés de deux millionnaires (Matthieu Pigasse et Madison Cox).
Le buzz, symptôme d’une défiance structurelle
L’impact de cette production dépasse le simple trait d’esprit. Il traduit une méfiance profonde envers les institutions et une presse beaucoup trop complaisante. En détournant les outils numériques pour ausculter le discours officiel, Momotchi rappelle, avec une efficacité redoutable, que dans l’ère numérique toute parole publique peut devenir une preuve potentielle contre son propre auteur.
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