Ce n’est pas un professeur de mathématiques devenu génie du mal que l’on découvre dans les méandres de ce dossier, mais un simple plombier de l’ombre payé pour faire couler l’argent sale là où les banquiers officiels ne peuvent plus mettre les pieds. Les Wexner, multimilliardaire de la lingerie, ne lui a pas offert un manoir par amitié dévorante, mais pour lui refiler une procuration totale et s’acheter un bouclier juridique vivant. Leon Black, le requin de Wall Street, ne lui a pas versé 158 millions de dollars pour des conseils fiscaux venus d’un type sans diplôme, mais pour financer en sous-main les logiciels d’espionnage israéliens via un intermédiaire jetable.
Et quand la justice commençait à gratter trop près du compte en banque, le hasard – ce magicien aux ordres – a fait gagner 80 millions de dollars à l’un de ses trusts au loto, comme par enchantement. Du ranch truffé de caméras au Nouveau-Mexique jusqu’au Lolita Express ex-flotte de la CIA, le système Epstein ne fut jamais qu’une pompe à fric déguisée en réseau de pédophilie, conçue pour blanchir l’argent des barbouzes et arroser les généraux israéliens sans laisser de traces sur le costume des commanditaires.
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