La Russie contre-attaque : TikTok doit se plier à la loi russe anti Fake News

Armurerie numérique, Politique

mise à jour le 07/03/22

Depuis l’intervention russe en Ukraine, la guerre ne se fait pas qu’au sol. Sur les réseaux sociaux la bataille fait rage aussi. Le bras de fer de l’information entre les États-Unis, leurs vassaux européens et la Russie monte en flèche et va bientôt atteindre son paroxysme.


Après le premier coup porté par l’Occident avec la censure des chaînes russes RT et Spoutnik, la Russie n’est pas restée inerte face à cette guerre sur internet. Après avoir bloqué l’accès à Facebook dans le pays et restreint celui de Twitter, les autorités russes ont imposé par une loi qui pénalise la diffusion d’informations visant à “discréditer” l’armée et son invasion de l’Ukraine par des propos mensongers, de fausses informations.

L’entreprise TikTok a annoncé sur Twitter être dans l’obligation de s’y soumettre et donc de stopper les directs sous peine de grosses amendes. « À la lumière de la nouvelle loi russe sur les “fake news”, nous n’avons pas d’autre choix que de suspendre la diffusion en direct et le nouveau contenu de notre service vidéo pendant que nous examinons les implications de cette loi en matière de sécurité. Notre service de messagerie intégré à l’application ne sera pas affecté. »

Très conscient des enjeux et de la propagande, TikTok se veut rassurant et très pointilleux sur le sujet : « Nous reconnaissons le risque accru et l’impact des informations trompeuses en temps de crise. Nous continuons d’augmenter nos mesures de sûreté et de sécurité et travaillons avec acharnement pour aider à garantir que les gens puissent s’exprimer et partager leurs expériences, tout en cherchant également à atténuer les risques de préjudice. »

La guerre au sol semble gagnée par Poutine. Les sanctions économiques contre la Russie — si l’on en croit Charles Gave — ne vont pas porter de gros préjudice au Kremlin. Il reste les réseaux à conquérir.

Le Média en 4-4-2

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