La marque de luxe Balenciaga et Adidas épinglés pour « pornographie juvénile »

Faits-divers, Insolite

mise à jour le 27/11/22

Le mardi 22 novembre 2022, la marque de luxe Balenciaga, qui appartient au groupe de luxe français Kering, propriété de François Pinault, a dû présenter ses plates excuses à propos de deux récentes campagnes publicitaires. De ces deux campagnes extrêmement étranges, l’une est accusée d’hyper-sexualiser des enfants et l’autre, en collaboration avec Adidas, de présenter un document de la Cour suprême américaine au sujet d’une affaire de pédopornographie.


À quoi joue Balenciaga ? Pour sa campagne publicitaire « Holiday », la marque a mis en scène des enfants tenant des peluches harnachées de bondage sado-masochiste. Une autre photo montre un ours en peluche portant un gilet à cordes et un tour de cou. Tout aussi surprenant et inquiétant, dans une autre campagne, Balenciaga-Adidas printemps-été 2023, un cliché du photographe Joshua Bright montre un sac avec le texte d’une décision de la Cour Suprême américaine sur une affaire de pédopornographie, le cas Michael Williams, en 2008. Il s’agissait d’examiner si les lois interdisant la promotion de la pornographie juvénile restreignaient les droits à la liberté d’expression du Premier Amendement des États-Unis.

Devant le tollé suscité sur les réseaux sociaux, la maison Balenciaga a dû présenter ses excuses : « Nous nous excusons d’avoir affiché des documents troublants dans notre campagne. Nous prenons cette affaire très au sérieux et engageons une action en justice contre les parties responsables de la création du décor et de l’inclusion d’articles non approuvés pour la prise de vue de notre campagne printemps-été 2023. Nous condamnons fermement les abus envers les enfants, sous quelque forme que ce soit. Nous défendons la sécurité et le bien-être des enfants. »

La campagne publicitaire « Holiday » est signée Gabriele Galimberti du National Geographic. Ce photographe a la particularité d’être très minutieux dans la façon dont ses photos sont composées. À ce sujet il précise : « C’est vrai, j’adore capturer les détails et j’ai parfois besoin de cinq ou six heures pour prendre une photo. Dans l’un des projets sur lesquels j’ai travaillé, il m’a fallu une journée entière pour prendre quelques photos. Tout ce que vous voyez est réel, mais il arrive que l’image soit véritablement poussée à la limite de la réalité. Je réalise peu de travail de post-production, mais beaucoup de préproduction. »

Si tout est soigneusement calculé au millimètre près, que veut exprimer Gabriele Galimberti en représentant des enfants entouré d’objets de bondage ? Et que dire de l’utilisation par le photographe Joshua Bright du texte de la Cour Suprême américaine au sujet d’une affaire de pédopornographie ? Quel message veulent faire passer Balenciaga et Adidas ? Qu’ont à dire Cédric Charbit, directeur général de Kering, et Demna Gvasalia, directeur artistique de Balenciaga ?

Le Média en 4-4-2.

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