Santé

La DILCRAH publie son guide inclusif : « Votre patient.e peut tomber enceint.e, il faut qu’iel utilise un moyen de contraception »

La Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) a encore frappé. Grâce à un financement public, l’association Règles Élémentaires a accouché d’un guide officiel à destination des professionnels de santé sur la « santé menstruelle ». Officiellement, il s’agit de combattre les « LGBTphobies ». Officieusement, il s’agit d’expliquer aux gynécologues, sages-femmes et généralistes que le mot « femme » est désormais un concept obsolète, et que les règles, elles aussi, doivent se plier à l’inclusion.

mise à jour le 23/06/26

En macronie, une lesbienne peut être une femme, un homme qui se sent femme, ou rien de tout cela. L’essentiel est que cela rentre dans le moule de l’inclusion.

Des règles pour tous, sauf pour les femmes ?

Le document, d’une audace administrative rare, nous apprend que « toutes les personnes qui ont leurs règles ne s’identifient pas comme des femmes et toutes les femmes n’ont pas leurs règles ». Traduction : les règles restent les règles, mais il faut désormais faire semblant de croire qu’un homme sous testostérone, se revendiquant non-binaire, peut en être sujet. La science ? Secondaire. L’idéologie, elle, est intouchable.

La lesbienne 2.0 : une définition à géométrie variable

Le guide ne s’arrête pas à cette révision linguistique. Il redéfinit avec un sérieux confondant la notion même de lesbienne : « Une femme attirée par les femmes. Dans la communauté lesbienne, énormément de personnes lesbiennes ne sont pas forcément des femmes. Certaines personnes non-binaires, transmasculines, s’identifient comme lesbiennes et il faut respecter cela. »

Autrement dit, une lesbienne peut être une femme, un homme qui se sent femme, ou rien de tout cela. L’essentiel est que cela rentre dans le moule de l’inclusion.

La perle : des lesbiennes enceintes grâce à des spermatozoïdes non-binaires

Mais c’est dans la partie « contraception » que le guide atteint des sommets d’absurdité. Il y est affirmé que « les femmes lesbiennes menstruées peuvent avoir des rapports sexuels avec d’autres femmes ou personnes non-binaires produisant des spermatozoïdes ». On notera l’usage prudent de « personnes produisant des spermatozoïdes », et non « hommes » ou « mâles biologiques ». Après tout, dans l’univers de la DILCRAH, un individu barbu, doté d’une voix grave et d’un pénis, peut parfaitement être une « personne non-binaire produisant des spermatozoïdes » avec qui une lesbienne (qui n’est peut-être pas une femme) pourrait, théoriquement, concevoir un enfant.



La médecine ridicu­lisée par l’idéologie

On imagine déjà la scène en cabinet médical :
« Bonjour docteur, je suis une femme lesbienne. »
« Vous voulez dire une personne menstruée attirée par des personnes produisant des ovules ? »
« Euh… non, je suis lesbienne. »
« Dans ce cas, prenez tout de même des préservatifs, au cas où votre partenaire non-binaire produise soudain des spermatozoïdes. »

Le guide, qui se veut « respectueux » et « inclusif », parvient surtout à rendre la médecine grotesque. Il transforme un phénomène biologique élémentaire en terrain de jeu idéologique, où le mot « femme » devient suspect et où la biologie doit s’excuser d’exister.

Et demain ?

On attend avec impatience le prochain opus de la DILCRAH : « La prostate aussi peut être menstruelle si elle s’identifie comme telle », ou peut-être « Comment accompagner les hommes enceints sans les genrer ». En attendant, les contribuables peuvent se consoler : leur argent sert à expliquer aux médecins que les lesbiennes doivent se méfier des spermatozoïdes non-binaires.

Voilà la France de 2026. Inclusive jusqu’à l’absurde.

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