Santé

Scandale britannique : Pendant la « pandémie », les opposants aux confinements espionnés en secret par le gouvernement et l’armée

Le Telegraph vient de dévoiler un pan particulièrement peu reluisant de la gestion britannique de la crise sanitaire. Au plus fort de la pandémie, des militants opposés aux confinements auraient été surveillés discrètement par les autorités, avec le concours d’unités militaires. Leurs publications sur les réseaux sociaux étaient repérées, signalées, puis parfois promises à la disparition numérique. Une forme moderne de santé publique : on soigne le débat en l’effaçant.

mise à jour le 22/06/26

Il ne s’agissait pas de protéger les citoyens, mais de dresser la liste de ceux qui pensaient mal.

Les sceptiques transformés en menaces intérieures

Cette surveillance ne visait pas seulement quelques silhouettes commodes de « complotistes » que le pouvoir adore agiter lorsqu’il veut éviter de répondre sur le fond. Selon l’enquête du quotidien britannique, des universitaires, des journalistes et des défenseurs des droits fondamentaux ont également été suivis par la Counter Disinformation Unit, la fameuse CDU, chargée de combattre la « désinformation ».

Leur tort ? Avoir contesté la doxa officielle, parfois en s’appuyant sur des données scientifiques, parfois en posant simplement des questions que l’époque jugeait inconvenantes. Ces prises de position, pourtant légales, auraient été consignées comme si elles relevaient d’un péril pour l’État. Il fallait croire, à Londres, qu’un graphique divergent pouvait menacer la Couronne.

Une enquête officielle frappée d’amnésie

Plus embarrassant encore : l’enquête publique britannique sur le Covid aurait eu connaissance de ces éléments sans leur accorder la visibilité attendue. Des témoignages détaillés, transmis dans le cadre d’une procédure formelle dite Rule 9, auraient été fournis. Ils n’ont pas été publiés. Ils n’ont pas davantage été mentionnés dans le rapport final.

Dans le même temps, ce rapport a jugé les activités de la CDU « légales, nécessaires et proportionnées ». Voilà donc une belle leçon administrative : lorsque l’État surveille, c’est proportionné ; lorsque le citoyen doute, c’est dangereux.

La désinformation, ce mot magique

On dépasse ici la simple lutte contre les fausses nouvelles. Le dossier esquisse une surveillance ciblée d’opposants politiques, scientifiques et médiatiques. Il ne s’agissait plus seulement de corriger des erreurs, mais d’identifier des voix dissidentes, de les signaler, de les discréditer et, si possible, de les faire taire.

Le tout aurait été conduit par l’État, avec l’appui de l’armée et dans une proximité préoccupante avec les grandes plateformes numériques. Les mêmes plateformes qui, pendant des mois, ont expliqué défendre la conversation publique en supprimant ce qui dérangeait trop proprement.

Le complotisme change de camp

Ce n’est pas une théorie du complot, mais précisément ce que révèle aujourd’hui un grand quotidien britannique à partir de documents officiels et de témoignages transmis à l’enquête publique elle-même. Ironie délicieuse : ceux qui dénonçaient une dérive autoritaire furent traités comme des paranoïaques, jusqu’au moment où les archives commencèrent à leur donner une allure fâcheusement lucide.

La crise sanitaire aura donc offert au pouvoir un prétexte idéal pour déployer des outils de contrôle social que l’on croyait réservés aux régimes moins élégants : fichage, surveillance des opinions, signalement des contenus « déviants », coopération avec les réseaux sociaux, le tout sous la bannière immaculée de la santé publique.



Le covidisme comme laboratoire politique

Ceux qui questionnaient les modélisations catastrophistes, l’efficacité des confinements ou la légitimité des restrictions de liberté n’étaient pas seulement contredits. Ils étaient parfois traités comme des nuisibles à neutraliser. Le désaccord n’était plus un élément normal du débat démocratique, mais une anomalie à cartographier.

Le covidisme a ainsi fonctionné comme un laboratoire politique grandeur nature. Il a permis de tester jusqu’où une population pouvait accepter l’exception, la surveillance et l’infantilisation, pourvu qu’on lui présente le tout avec une courbe épidémiologique et une conférence de presse grave.

Et la France regarde ailleurs

En France, naturellement, la question demeure soigneusement rangée dans le tiroir des sujets inconvenants. Pas de grande commission d’enquête sur les dérives possibles. Pas d’examen sérieux des mécanismes de censure, de pression ou de surveillance qui ont pu accompagner les années sanitaires. Le récit officiel reste debout, raide comme un communiqué ministériel.

Toute remise en cause continue d’être renvoyée au soupçon commode de « désinformation ». Le mot a l’avantage d’éviter le débat : il suffit de l’apposer sur une opinion pour ne plus avoir à l’affronter.

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