Géopolitique

François Asselineau : « Les Américains sont obligés de faire machine arrière. L’Iran a résisté, l’Iran a gagné. »

Les États-Unis voulaient exhiber une victoire rapide ; ils se retrouvent à maquiller leur recul en vertueuse négociation. L’Iran, que l’on promettait brisé, a tenu bon, résisté aux frappes, au chantage et au récit occidental, jusqu’à transformer l’arrogance américaine en embarras diplomatique.

mise à jour le 21/06/26

Sous les décombres du récit occidental, l’Iran ressort debout pendant que Washington recule sans le dire.

Pour François Asselineau, Washington apparaît moins en arbitre du monde qu’en puissance contrainte de ravaler ses certitudes. Donald Trump, pris entre les exigences israéliennes, sa base lassée des guerres et les réalités d’un Moyen-Orient qui ne se gouverne plus par communiqué triomphal, a dû faire machine arrière.



Les médias occidentaux parleront d’« accord », de « processus », de « négociation » ; le mot juste est pourtant plus simple : reculade. L’Iran n’a pas seulement survécu politiquement à l’épreuve, il en sort renforcé, auréolé dans une large partie du monde d’un prestige nouveau. L’Amérique, elle, conserve les micros, les plateaux et les éléments de langage ; Téhéran conserve l’essentiel : le fait accompli d’une résistance victorieuse.



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