La journaliste Roni Zinger, appuyée par les témoignages accablants de plus de cinquante victimes et de professionnels de santé comme les Drs Inbal Brenner, Sharon Levy, Daphna Armon et la travailleuse sociale Tanya Oren-Chipman, dresse un tableau clinique d’une barbarie organisée. Des rabbins aux juges, en passant par des médecins, un réseau structuré sévit, utilisant la manipulation psychologique, les drogues et les souvenirs fragmentés pour réduire les enfants en cendres.
L’onde de choc est telle que l’on peine à croire que l’État hébreu, terre de promesse, ait pu abriter de telles pratiques « sacrificielles », écho aux anciens cultes de Baal, comme le rappelle le rabbin Yaakov Medan. Face à cette réalité, la police, dépassée par la complexité de ces crimes, classe les dossiers, confondant les victimes dissociées avec des « folles », tandis que la mort tragique de Shoshana Strook plane comme un symbole funeste de l’échec d’un système qui préfère le déni à la justice. Le débat est désormais lancé, non plus sur la réalité de ces abus, mais sur la capacité de la société israélienne à briser définitivement la loi du silence qui protège ces prédateurs.
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