Dans une mise en scènef açon Mayflower mêlant escroquerie politique et illuminisme religieux, Donald Trump a transformé le bureau ovale en sacristie pour y recevoir la bénédiction divine avant d’envoyer ses missiles sur l’Iran. Comme le souligne François Asselineau, ce retour aux sources de l’Amérique puritaine, où l’on convoque Dieu pour justifier l’impensable, prend une dimension tragiquement démente lorsque l’on compare cette piété d’opérette avec les images des frappes ayant visé une école, tuant 165 enfants avant de s’acharner, vingt minutes plus tard, sur les parents accourus.
Pendant que le pape lui-même tente de rappeler que le Christ prêchait la paix, l’illuminé en chef de la Maison-Blanche, entouré de sa cour de fidèles, préfère raviver le souvenir des guerres de Religion et de la Saint-Barthélemy, offrant au monde le spectacle édifiant d’une puissante nation dirigée par une élite qui invoque le ciel pour mieux semer l’enfer sur terre.
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