Un réquisitoire en forme de mise en cause
Face à un Premier ministre de marbre, Lazimi a lancé son réquisitoire : « Je vous accuse, Benjamin Netanyahou, d’avoir financé le Hamas et laissé faire le massacre du 7-Octobre. » Poursuivant sur le registre de la trahison, elle a asséné : « Votre corruption personnelle est devenue un fléau national. Le procès d’un seul homme prend tout le pays en otage. » Ironie du calendrier, la Knesset adoptait ce jour-là un projet de loi sur la peine de mort pour les « meurtres liés au terrorisme » – une disposition dont l’architecte de la guerre, inculpé pour corruption, n’aura naturellement pas à craindre l’application.
La stratégie du chaos
Ces accusations ne sont pas fortuites. Elles désignent la stratégie d’un homme prompts à instrumentaliser la terreur pour justifier l’anéantissement méthodique de Gaza. Sous le vernis d’une raison sécuritaire, plus de 70 000 vies ont été effacées, des hôpitaux pulvérisés, une population affamée. Lazimi, par son origine marocaine et juive, incarne une résistance précieuse dans un pays où la dissidence est souvent étouffée. Sa diatribe rappelle que la barbarie, même menée au nom d’un nationalisme exacerbé, trouve ses contradicteurs jusque dans le camp de l’agresseur.
«Je vous accuse, Benyamin Netanyahou, d’avoir financé le Hamas et laissé faire le massacre du 7-Octobre»: la Knesset plus libre que la l’Assemblée nationale française
«Votre corruption personnelle est devenue un fléau national», s’est indignée la députée israélienne Naama… pic.twitter.com/B51PNgRsWE
— Kompromat (@kompromatmedia) November 11, 2025
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