La ville d’Energodar, où se situe la centrale, est devenue une zone militaire. Les accès sont fermés et la présence de sacs de sable et de plots en béton témoigne de la militarisation du site. Les habitants vivent dans la peur constante de nouveaux bombardements, qui pourraient provoquer des fuites radioactives. Les ingénieurs atomiciens sur place ne cachent pas leur inquiétude, soulignant que même si les réacteurs sont à l’arrêt, un bombardement pourrait avoir des conséquences désastreuses.
Les bombardements ont déjà causé plusieurs morts et endommagé des infrastructures essentielles, comme le système d’évacuation de l’électricité. Les habitants d’Energodar sont les premiers menacés par une éventuelle fuite radioactive. La situation rappelle les horreurs de Tchernobyl, bien que les risques soient différents. Les autorités russes et ukrainiennes se rejettent mutuellement la responsabilité des attaques, ajoutant à la confusion et à la tension.
L’AIEA appelle à un accord pour écarter toute pièce d’artillerie dans un rayon de 30 km autour de la centrale, mais cette demande est restée lettre morte. La communauté internationale observe avec anxiété cette situation explosive, consciente des conséquences potentiellement catastrophiques pour la région et au-delà.
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