La Perse, matrice d’un empire résilient
Des conquêtes de Cyrus le Grand à la chute des Sassanides face à l’islam, la Perse a toujours oscillé entre unité et diversité. Sa force ? Une capacité à assimiler ses vainqueurs, des Arabes aux Mongols. « Les Turcs safavides, persanisés, ont fini par incarner la défense de l’identité iranienne », souligne Alexandre Goodarzy. Le zoroastrisme, religion dualiste glorifiant le libre arbitre, a laissé une empreinte durable, visible dans le chiisme contemporain.
Chiisme et pouvoir : la révolution permanente
Si l’Iran fut majoritairement sunnite jusqu’au XVIe siècle, les Safavides imposent le chiisme comme marqueur identitaire face aux Ottomans. Une instrumentalisation politique, mais aussi mystique : « L’imam caché, figure messianique, légitime une attente révolutionnaire », explique Alexandre Goodarzy. Khomeiny, en théorisant le Velayat-e Faqih (gouvernement du juriste), achève de politiser une spiritualité jadis apolitique.
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