Covid-19 : Morts sous protection sanitaire

Santé

mise à jour le 12/07/22

Dans le sixième épisode de la série, Décoder l'éco fait le tour des causes de décès depuis le début de la crise sanitaire à l'aide des rapports du Sénat, de Santé Publique France, de l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation et des statistiques de l'Insee. Les mesures sanitaires ont désorganisé la société et causé des morts faute de soin et de relations sociales.

Le premier épisode a démontré qu’il n’y a eu aucune hécatombe nulle part en Europe, ni en 2020, ni en 2021. Le deuxième épisode a conclu qu’il n’y a pas eu la saturation hospitalière annoncée et le troisième épisode qu’il n’y a pas non plus eu de « déferlement » de malades. Il y a eu bien moins de malades que pendant les épisodes dit grippaux du passé. Le quatrième épisode a analysé l’utilisation de codes par les hôpitaux de façon à produire les « bonnes » statistiques. Dans le cinquième épisode nous découvrions le socle de l’idéologie sanitaire actuelle : la contamination, qui ne repose sur aucune expérience et est contredite par les statistiques.

Le confinement a tué

Beaucoup de gens sont morts à domicile. En 2020 il manque des morts à l’hôpital (- 50 %) alors que c’est l’endroit principal où ont lieu les décès d’habitude. La mortalité à domicile est en hausse : 5 000 personnes sont restées chez elles et y sont mortes sans soins. Parce que les relations sociales ont été brisées, personne n’a appelé les secours. Aucune n’est déclarée covid, contrairement à l’hôpital.

À Chypre, il y a eu un record de non-décès pendant le confinement, mais une hausse après, parce qu’on a découvert ceux qui sont morts seuls chez eux.

Pas de soins des infections respiratoires dues au froid

La vague de froid de mars 2020 a causé des infections respiratoires chez les personnes âgées, comme d’habitude. La différence, cette année-là, c’est qu’elles n’ont pas été soignées.
« Restez chez vous avec du Doliprane » : le Doliprane est inutile et, à haute dose, détruit le foie. « Allez à l’hôpital si vous étouffez » : autrement dit quand il sera trop tard. Les Italiens — les premiers à les utiliser en masse — ont prévenu les Français que les respirateurs font plus de mal que de bien, mais il n’en a pas été tenu compte. Toute infection respiratoire étant cataloguée covid, on ne donne plus d’antibiotiques, ce qui a laissé les infections bactériennes se développer.

Trop de décès trop vite à l’hôpital

Les malades ne viennent à l’hôpital ou n’y sont admis que lorsque c’est trop tard : 17 % des malades étiquetés covid meurent le premier jour de leur arrivée. Cela explique les surmortalités ponctuelles hospitalières et à domicile. Quand il y a beaucoup de morts covid, les autres causes de mortalité disparaissent des statistiques (pas de grippe).

Des calmants au lieu de soin : le Rivotril

Les décrets des 23 mars et 28 mars 2020 instaurent le choix palliatif de Rivotril (prescription hors AMM) à la place du soin pour les malades « susceptibles » d’être atteints de covid. Le choix stratégique du Rivotril a été conseillé par les mêmes cabinets de conseil dans tous les pays.

Le choix du Rivotril part d’un postulat non prouvé : il n’y a pas de traitement.

Les détresses respiratoires dégénèrent parce qu’on les a laissées sans soin (« Restez chez vous »). Sachant qu’il sera difficile de sortir des malades âgés de la réanimation (selon des statistiques…) et pour éviter que les hôpitaux soient débordés (les patients covid ne seront pas plus de 3 % de l’activité normale), au lieu de soigner, on applique ce protocole palliatif dans les Ehpad. Le Rivotril est une benzodiazépine, un calmant anti-épileptique. Il ne doit pas être utilisé en cas d’insuffisance respiratoire grave, or il est prescrit justement dans ce cas. La pénurie mondiale de Midazolam — recommandé par les mêmes cabinets de conseil et qui a été utilisé en masse mais sans qu’on en parle aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne — a obligé à établir un décret pour son remplaçant, le Rivotril, ce qui a éveillé l’attention. D’habitude, 500 boîtes par mois de Rivotril étaient vendues en pharmacies. Avec le décret, les ventes sont montées à 1000 en mars, plus de 2000 en avril, et plus de 1000 en mai, juin et juillet (dans les boîtes de 6, 2 suffisent pour « accompagner » un patient). L’utilisation hors cadre de ce médicament s’est prolongée, malgré son inefficacité dans l’apaisement de la douleur… [NDLR : voir Usage détourné du Rivotril®,  page 13] Le valium injectable, qui sert aussi de calmant, a été également utilisé largement (10 000 boîtes en avril au lieu de 6 000 habituellement).

Les chiffres de décès explosent

Dès le décret tous les décès en Ehpad bondissent et sont tous déclarés covid. Or il n’y a de surmortalité covid nulle part : dans les Ehpad, il décède 200 personnes âgées par jour toute l’année. Pendant la période de l’épidémie, ils sont tous morts déclarés covid (ce qui va dans l’intérêt financier des médecins).

L’AP-HP a mis en place des groupes d’intervention rapide dans les Ehpad pour piquer avec du Rivotril les personnes âgées présentant des dépressions respiratoires dues à l’absence de traitement. C’est un choix stratégique et même politique : en Île-de-France, il y a eu une hausse de mortalité pendant le décret. Pas de hausse de mortalité en revanche dans les autres départements, sauf à Lyon où l’hôpital est proche du gouvernement.

Il n’y a que 13 départements qui ont vu une hausse des décès après utilisation du Rivotril. Plus l’hôpital est proche du pouvoir, plus on y meurt. De plus, les familles ne peuvent pas protéger les malades, car on ne leur permet pas d’entrer dans les Ehpad. Tout se déroule en pleine opacité. Il y a des plaintes au pénal. Pour la grippe H1N1 personne n’a été condamné. On peut douter de l’issue des dernières plaintes, mais si on pouvait arrêter ce scandale, ce ne serait déjà pas mal.

Le Média en 4-4-2.

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