La France, par la voix de son ministre étranger aux affaires à la tête de Doliprane, a cru bon de sermonner l’Oncle Sam après un tweet américain sur l’affaire Quentin, confondant probablement cette superpuissance avec la Russie, seule habilitée à subir ce genre de remontrances. Mais Charles Kushner, promoteur immobilier milliardaire, beau-père du gendre de Trump et ex-détenu (gracié par ce dernier) pour avoir piégé son beau-frère avec une prostituée, pour évasion fiscale, pour contributions illégales à des campagnes électorales (démocrates), pour représailles contre un témoin, etc., n’a pas daigné se déplacer.
Il a jeté la convocation comme un vulgaire prospectus, rappelant à la France, figée dans son rôle de pion dé à coudre du Monopoly mondial, qu’il existe une bonne et une mauvaise ingérence : la leur, celle qu’on subit en silence, et celle des autres. Face à cet affront, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a prudemment appelé au dialogue et à « accepter nos différences », de peur qu’une once de dignité ne soit interprétée comme un crime de lèse-majesté trumpiste.
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