Le déroulé des faits : un protocole piétiné ?
Tout a commencé dans la matinée : Trump, accueilli par une procession en calèche aux côtés de Charles III, participait à l’inspection de la Garde d’honneur royale, ces soldats emblématiques de la Household Division en uniformes rouges et bonnets à poil. La cérémonie, un rituel immuable de la monarchie britannique, se voulait un symbole de respect mutuel entre les deux nations.
Mais les caméras ont capturé un moment gênant : Trump avance d’un pas assuré, s’attarde pour échanger quelques mots avec un officier manipulant une épée cérémonielle, tandis que le roi suit, légèrement en retrait. « Oh god… he’s walking in front of the King, like Charles doesn’t even exist or matter ! » ((Mon Dieu… il marche devant le roi, comme si Charles n’existait pas ou n’avait pas d’importance !) a tweeté la commentatrice télé Narinder Kaur, un cri du cœur qui a enflammé les réseaux sociaux. En quelques heures, la vidéo a cumulé des milliers de vues, amplifiant une « tempête d’indignation » dans la presse locale.
Pourtant, les nuances protocolaires tempèrent le drame. Selon des sources royales citées par Newsweek, ce n’était pas une gaffe : le chef d’État visiteur (Trump) passe traditionnellement en premier lors de telles inspections, et Charles III aurait même fait signe à son invité d’avancer. Un moment plus tard, les deux hommes partagent un éclat de rire après une plaisanterie du roi – « Watch the sword ! » (Attention à l’épée !) – alors que l’officier brandit son arme près du président. Ils entrent ensuite ensemble dans une tente pour poursuivre la visite, côte à côte, dans une atmosphère détendue.
🇺🇸🇬🇧 Trump a provoqué une tempête d’indignation en Grande-Bretagne en humiliant le roi
Le président américain a décidé de parler avec un garde au lieu du roi Charles III (également appelé Charles), qu’il a publiquement laissé traîner derrière lui, comme une vielle chaussette .… pic.twitter.com/P7bbGPe11L
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) September 18, 2025
La presse britannique en ébullition
Les tabloïds n’ont pas mâché leurs mots. Le Daily Express titre : « Trump snobe le roi : violation flagrante du protocole ! » tandis que le Daily Mirror dépeint Charles comme « l’oublié de la parade ». Sur X (ex-Twitter), les réactions fusent : ironie sur l' »humiliation royale », mèmes comparant Trump à un cow-boy solitaire et Charles à un majordome esseulé. « Plus intéressé par un garde que par le roi », raille un utilisateur, capturant l’essence du buzz.
Ce n’est pas la première bourde du genre pour Trump, dont le style direct et imprévisible heurte souvent l’étiquette guindée de Buckingham Palace. Rappelons sa tape amicale sur le bras du prince William lors de l’arrivée en hélicoptère – un geste jugé « trop yankee » par certains, mais accueilli avec un sourire stoïque par le prince.
Une visite globalement positive, malgré le « couac »
Au-delà de cet épisode, la journée s’est déroulée sans accroc majeur. Trump a qualifié l’accueil de « l’un des plus grands honneurs de [sa] vie », louant l’hospitalité britannique. Charles III, connu pour son humour pince-sans-rire, a multiplié les anecdotes sur l’histoire de la Garde lors de leur déjeuner privé. Aucune réaction officielle n’a filtré de Buckingham Palace, mais des insiders minimisent : « C’est une question d’optiques, pas de malveillance. Les Américains et les Britanniques ont des styles différents. »
On s’en fout…royalement.