Un influenceur sous les projecteurs de CNews et des réseaux pro-israéliens
Avec ses centaines de milliers d’abonnés – plus de 360 000 sur TikTok et Instagram –, Ben s’est forgé une image de chantre d’une France multicolore. Mais derrière cette façade, ça sent le coup monté. Soutenu par des figures comme Shannon Seban, élue connue pour son engagement pro-Israël, et Bruno Attal, ce policier qui mêle ferveur nationale et sionisme, Ben bénéficie d’une visibilité taillée sur mesure par l’empire Bolloré via CNews, Le Journal du Dimanche (JDD), Europe 1…
On l’avait vu venir : après l’échec de Bolloré à s’ancrer chez les souverainistes via Philippe de Villiers, il mise sur des profils comme Ben pour séduire les descendants d’immigrés tout en faisant du sionisme un pilier du patriotisme à la française. Ben s’est même pointé à des événements du lobby ELNET, exhortant les musulmans à combattre l’antisémitisme, tout en déplorant leur faible présence, qu’il attribue aux réseaux sociaux et à la confusion entre islam et islamisme. Pour beaucoup, c’est clair : son patriotisme est un produit formaté pour des intérêts géopolitiques.
La haine attisée par CNews, Bolloré et Zemmour : Un boomerang dévastateur
Et là, le vent tourne. Depuis des années, CNews, sous la coupe de Bolloré, et Éric Zemmour ont poussé à fond la haine contre les musulmans. Mais ce venin s’est propagé, touchant désormais quiconque n’a pas le « bon profil » – comprendre : pas assez « Français de souche ». Résultat ? Des militants qui s’aveuglent eux-mêmes. Ils se privent d’une grosse partie de la population française, celle issue de l’immigration, qui pèsera dans les urnes aux prochaines élections.
Ça commence à faire flipper Bolloré, qui rêve d’une « armée de réserve » pour les moments clés. Ces voix pourraient faire la différence, mais avec des supporters qui crachent sur tout le monde, le plan risque de s’effondrer. Sur les réseaux, Ben se fait démonter : on l’accuse de « taqiya », cette ruse pour islamiser en douce. D’autres de « harki » moderne.
Ben, victime de sa soumission à un système qui ne paie pas
Le summum de l’ironie : Ben pensait surfer sur la vague Bolloré, un cocktail de buzz médiatique, d’inclusion de façade et d’alignement pro-Israël. Il s’est laissé manipuler pour légitimer cette alliance entre sionisme et diversité, espérant gagner ses galons auprès des nationalistes. Résultat ? Il se fait insulter de partout – « gnoule » par les uns, « raciste » par les autres.
Ben, coincé entre ses anciens engagements avec les Citoyens Patriotes et sa fidélité à Ayari, invoque de Gaulle pour opposer patriotes (qui unissent) et nationalistes (qui divisent). Mais ça ne calme pas la tempête et de Gaulle savait se tenir fasse au sionisme.
Une France en crise Identitaire, coincée entre Mythes et Réalités
Au final, Ben le Patriote incarne une France qui patauge dans ses contradictions. D’un côté, le rêve d’un métissage heureux ; de l’autre, des étiquettes identitaires qui rendent toute intégration suspecte. Utilisé puis jeté par les cercles bolloriens et pro-Israël, il paie cash une soumission qui n’a rien rapporté. Sa promesse de vengeance changera-t-elle la donne ? Peu probable, mais elle met en lumière une vérité crue : le patriotisme est devenu un produit marketing, au service d’intérêts troubles. Avec les élections qui approchent, Bolloré et ses alliés pourraient regretter d’avoir semé tant de division, au risque de perdre les voix dont ils auront besoin.
Ben le Patriote annonce son départ des Patriotes de la Diversité dans une vidéo sur X, le 16 octobre 2025.
— Ben le Patriote 🇲🇫 (@Ben66snk) October 16, 2025
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