Un antichristianisme primaire et persistant
Le lundi 8 septembre, en pleine célébration de sa Nativité, la statue de la Vierge à l’Enfant de la basilique de Guingamp était la cible d’un incendie volontaire, le troisième en une décennie. Les flammes, allumées au mépris des fidèles, ont réduit en cendres les habits brodés, fruit d’un travail artisanal millénaire. La gendarmerie parle d’acte délibéré, certains évoquent un « antichristianisme primaire ». Les paroissiens, eux, parlent de choc et d’incompréhension face à la répétition d’une telle violence sacrilège.
Guingamp, basilique Notre-Dame de Bon Secours, Sainte Vierge brûlée. Silence des politiciens républicains. pic.twitter.com/npTmcN9xai
— Montjoie Saint Denis (@SaintMontjoie) September 10, 2025
L’indifférence, comble du mépris
Face à cet acte qui heurte profondément la conscience croyante, le traitement réservé par les grands médias nationaux tient du quasi-embargo. Aucun écho, aucune couverture digne de ce nom, si ce n’est le relais complice d’un silence assourdissant. Ce mutisme médiatique interroge : certains outrages religieux seraient-ils devenus trop ordinaires, trop « primaires » justement, pour mériter qu’ils en parlent ? Il semble qu’une hiérarchie inconsciente, mais bien réelle, s’instaure dans le traitement des profanations.
La banalisation d’un sacrilège
Ce silence n’est pas une simple absence de bruit. C’est un message. Il signifie à une communauté que sa douleur et son sentiment de violation sont invisibles, ou pire, insignifiants. La laïcité, supposée protéger tous les cultes avec une égale vigueur, montre ici une faille béante. En ne donnant pas à ce troisième acte haineux la résonance qu’il mérite, c’est l’idée même d’une offense au sacré que l’on banalise, renvoyant les fidèles à une formelle – et bien commode – « résilience ».
Pas encore de commentaire sur "Basilique Notre-Dame de Bon Secours (Guingamp) : La Sainte Vierge brûlée, les médias silencieux"