Une île éteinte, un président aux abois
L’effondrement du réseau, survenu en quelques heures, n’a rien de mystérieux. Les images des métropoles cubaines livrées à l’obscurité, seulement striées par quelques phares de voitures, ne sont que le reflet d’une réalité économique implacable. Les centrales thermiques, fossiles d’une coopération soviétique des années 60-70, hoquettent faute de fioul. La pénurie de carburant, conséquence directe de l’effondrement des livraisons vénézuéliennes et du retour en force des sanctions américaines sur les tankers, a transformé un réseau fragile en un champ de ruines.
Mais le vrai choc, celui qui donne son sens à la panne, est venu de la Maison Blanche. Alors que l’île est à terre, le locataire du Bureau Ovale a choisi ce moment pour dévoiler ses ambitions. « Je crois que j’aurai l’honneur de prendre Cuba », a-t-il lancé, décrivant la nation comme « très affaiblie ». Un aveu de prédateur, une déclaration d’intention qui donne un éclairage sinistre à des décennies de blocus. Car comment mieux « prendre » un pays qu’en l’ayant d’abord méthodiquement asphyxié ?
🔴💸 ALERTE : Donald Trump annonce qu’il va prendre Cuba EN DIRECT.
« Je peux vous dire que j’aurai l’honneur de prendre Cuba ! C’est un grand honneur. » (White House) pic.twitter.com/oJMcQzdCw9
— Sir 𝕏 (@SirAfuera) March 16, 2026
Le blocus, outil de conquête
Ce que le pouvoir cubain nomme « blocus énergétique » prend ici toute sa dimension. Les sanctions ne sont plus seulement un outil de pression ; elles apparaissent comme la phase préparatoire d’une reconquête. Pendant que Washington interdit les fournitures et menace les partenaires commerciaux de l’île, les coupures de courant pourrissent les denrées dans les réfrigérateurs, vident les hôpitaux de leur substance et poussent des milliers de jeunes sur les routes de l’exil. Les manifestations de colère, comme celle qui a visé un local du Parti communiste en mars, sont la traduction sociale de cette stratégie de l’étouffement.
L’étau se resserre
Entre une population excédée par la vie quotidienne (cuisiner au charbon de bois, voir ses médicaments se périmer faute de réfrigération) et un voisin qui revendique haut et fort son appétit, le gouvernement cubain n’a guère de marge de manœuvre. Des pourparlers avec Washington avaient été évoqués, mais les déclarations de Trump les réduisent à une sinistre farce. Comment négocier avec celui qui annonce vouloir vous « prendre » ?
🚨ALERTE INFO
Après que le réseau électrique de Cuba ait subi un effondrement complet et total lorsque Trump a coupé le flux de pétrole, les médecins disent qu’au moins 3000 personnes qui dépendent de la dialyse mourront.
— Tribune Populaire🌐 (@TribunePop23) March 17, 2026
L’Union électrique cubaine promet un retour progressif du courant. Mais la vraie question n’est plus de savoir quand la lumière reviendra dans les foyers. Elle est de savoir si l’obscurité politique dans laquelle les États-Unis tentent d’enfermer Cuba depuis soixante ans va enfin se dissiper, ou si le pays va devoir subir « l’honneur » d’être « pris » par un voisin qui n’a jamais supporté de le voir exister librement à sa porte. En attendant, des millions de Cubains attendent, dans le noir, que l’horizon s’éclaircisse.
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