Un combat judiciaire… et politique
Régis de Castelnau s’estime victime d’un « acharnement judiciaire » après avoir critiqué la gestion de Charline Avenel, ex-rectrice de Versailles. Celle-ci est accusée d’avoir envoyé un courrier menaçant à des parents dont l’enfant s’est suicidé le 5 septembre 2023 après un harcèlement scolaire. Pour l’avocat, cette plainte symbolise le « macronisme chimiquement pur » : protection des hauts fonctionnaires, mépris des victimes et instrumentalisation de la justice.
Harcèlement, suicide et impunité
L’affaire remonte à 2023 : une famille, désespérée par l’inaction de l’Éducation nationale, reçoit une lettre du rectorat les menaçant de poursuites s’ils persistent à se plaindre. Peu après, leur fils de 15 ans met fin à ses jours. Régis de Castelnau avait analysé ce courrier sous l’angle juridique, pointant des infractions potentielles. Aujourd’hui, c’est lui qui est poursuivi. « C’est une procédure bâillon », assène-t-il, promettant un combat médiatique et judiciaire sans concession.
Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale, avait souhaité qu’une procédure disciplinaire soit « examinée » à l’endroit de Charline Avene. Or, selon Antony Taillefait, professeur de droit public à l’Université d’Angers, un tel régime de procédure est, en l’espèce, « introuvable ». L’ex-rectrice de l’Académie de Versailles bénéficie donc d’une faille juridique, mais n’a pas été blanchie, contrairement à ce que titrent les journaux de Bernard Arnaud Paris Match et Le Parisien.
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