David Anthony Burke, de son vrai nom, est également poursuivi pour actes sexuels répétés sur une enfant de moins de 14 ans et mutilation d’un cadavre. Il a plaidé non coupable et reste présumé innocent. La justice américaine devra déterminer sa responsabilité lors du procès.
Mais les éléments exposés pendant cinq jours d’audience préliminaire sont suffisamment lourds pour que le juge ait décidé de ne pas refermer le dossier. Derrière l’artiste au visage lisse, l’accusation décrit une relation sexuelle commencée alors que Celeste n’avait que 13 ans, puis un meurtre destiné à préserver une carrière en pleine ascension.
Après cinq jours de témoignages souvent sombres et troublants, une juge de Los Angeles a déclaré lundi qu’elle autoriserait le procès pour meurtre du chanteur D4vd.
La décision de la juge Charlaine F. Olmedo de la Cour supérieure du comté de Los Angeles indique qu’elle a trouvé… pic.twitter.com/TuIZNRjLBm
— Claire Langoulant – Royaliste Légitimiste (@ClaireRoya14724) July 28, 2026
Le corps d’une adolescente retrouvé dans sa Tesla
L’affaire débute publiquement en septembre 2025, lorsqu’une odeur provenant d’une Tesla immobilisée dans une fourrière d’Hollywood alerte les employés. Dans le coffre, les policiers découvrent le corps démembré et en décomposition de Celeste Rivas Hernandez.
La voiture appartient à D4vd. L’adolescente était portée disparue depuis plusieurs mois. Après une enquête de dix mois, le chanteur est arrêté en avril 2026, puis inculpé par le procureur du comté de Los Angeles.
Selon l’accusation, David Burke aurait rencontré Celeste lorsqu’elle avait 11 ans. Une relation sexuelle aurait commencé deux ans plus tard, alors que le chanteur était majeur. Les enquêteurs disent avoir retrouvé sur son téléphone des photographies explicites de la jeune fille ainsi que des dizaines d’images d’abus sexuels sur enfants.
Dans l’industrie musicale, une adolescente de 13 ans victime d’un adulte devient parfois une « relation controversée ». Dans le Code pénal, les mots sont généralement moins soucieux de préserver la tournée.
Tronçonneuses, housse mortuaire et incinérateur portatif
Les procureurs soutiennent que Celeste aurait menacé de révéler leur relation, au risque de briser l’image publique du chanteur. D4vd l’aurait alors attirée chez lui en avril 2025 avant de la tuer à coups de couteau.
L’audience préliminaire a détaillé les achats effectués après sa disparition : deux tronçonneuses, une housse mortuaire, des sacs, une piscine gonflable et un dispositif d’incinération portatif. Des traces génétiques correspondant à l’adolescente ont également été relevées sur plusieurs objets dans le garage du musicien.
La défense conteste l’interprétation de ces éléments. Elle souligne notamment que les analyses ne permettent pas toujours de déterminer quand ni comment l’ADN a été déposé. Elle affirme que les preuves ne démontrent pas que D4vd a tué Celeste.
Le juge n’avait pas à prononcer une condamnation à ce stade, mais à décider si l’accusation disposait d’éléments suffisants pour organiser un procès. Sa réponse est oui.
Une carrière à protéger, une enfant à faire taire ?
Le mobile avancé par le parquet est particulièrement sordide : le chanteur aurait voulu empêcher Celeste de révéler leur relation et de compromettre un contrat musical évalué à plusieurs millions de dollars.
D4vd avait connu un succès mondial grâce à des titres devenus viraux. Son premier album était sorti quelques jours après la date à laquelle les procureurs situent le meurtre présumé. Pendant que le corps de l’adolescente aurait été caché, la promotion pouvait continuer.
La célébrité ne constitue évidemment pas une preuve. Elle offre toutefois une machine capable de fabriquer un personnage, de protéger une marque et de transformer chaque accusation en problème de communication. Lorsque les revenus dépendent d’une image, la victime risque de devenir l’obstacle à effacer du récit officiel.
D4vd risque la perpétuité ou la peine de mort
Le chanteur reste détenu sans possibilité de libération sous caution. En raison des circonstances aggravantes retenues, il risque la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, voire la peine de mort si le parquet décide de la requérir.
Sa prochaine audience est prévue le 31 août. Le procès devra départager l’accusation et la défense, examiner chaque expertise et établir les responsabilités sans céder au vacarme médiatique.
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