Cette manœuvre, qui dépasse le cadre iranien pour s’inscrire dans une reprise d’initiative globale de Washington, exploite avec précision les fragilités structurelles de la République islamique. Parmi elles, la diversité ethnique – notamment kurde et azérie – constitue un levier actionné par des acteurs régionaux comme l’Azerbaïdjan, allié d’Israël. La présidence de Massoud Pezechkian, dont les origines familiales plongent dans ces mêmes communautés, apparaît comme un facteur de mollesse et de complexité supplémentaire dans la réponse de l’État.
Si des livraisons d’armes russes préventives et des signaux diplomatiques discrets de Pékin témoignent d’une anticipation, l’Iran, dépourvu d’alliance militaire défensive, demeure seul au front. Sa résilience dépendra de sa capacité à mener une guerre urbaine contre des proxies tout en neutralisant la « cinquième colonne » pro-occidentale infiltrée dans ses institutions et en engageant des réformes sociétales urgentes pour apaiser une société assoiffée de changement.
Information prise sur une agence d’enquête italienne de belle qualité toutefois non lèche cul. L’Iran se retirera de l’exercice naval actif à l’instance de l’Afrique du Sud supposément susceptible de subir des rétorsions économiques si ce n’est sous menaces dans ses échanges ou conclusions de contrats commerciaux. Ce faisant, l’Iran ne sera que « observateur » avec néanmoins deux bateaux.