Né dans le sillage d’un soft power américain avéré, ce mouvement a progressivement troqué l’audace esthétique contre la spéculation financière. Il ne s’agit plus de créer mais de positionner, dans un marché tenu par une élite économique en mal de légitimité. Les fondations de ces nouveaux Mécènes, miroirs de leur impuissance politique, ne sont souvent que des écrans de fumée à la gloire du dieu Marché.
Ainsi, l’objet d’art, vidé de toute substance et de tout travail, n’est plus qu’un véhicule pour un argent lui-même tiré du néant de la finance. Une boucle bouclée : du vide achetant du vide, pour cacher un vide existentiel.
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