Un Internet sous tutelle
Lors d’une sortie remarquée, Clara Chappaz a énuméré, avec un enthousiasme déconcertant, les « techniques possibles » pour accéder au web. Parmi elles, la reconnaissance faciale – déjà décriée pour son potentiel liberticide – et l’obligation de présenter une pièce d’identité, comme si consulter Le Media en 4-4-2 relevait soudain d’un contrôle douanier. Mais le clou du spectacle ? Le fameux « code buraliste », une idée si grotesque qu’elle en devient presque comique. Demain, pour lire un article, il faudra donc faire la queue entre deux paquets de Marlboro ?
« Y a plein de techniques possibles ! », s’exclame la ministre, comme si compliquer l’accès à la connaissance était une avancée. Derrière cette joyeuse improvisation se profile une logique implacable : ficher, tracer, contrôler. La Quadrature du Net l’avait prédit, la Macronie le confirme : sous prétexte de « lutte contre la désinformation », c’est bien une surveillance généralisée qui se met en place.
Incroyable ! (cf vidéo ⤵️)
La ministre macroniste du Numérique Clara Chappaz explique tout sourire comment en Macronistan on ira sur Internet demain :
« Y a plein de techniques possibles ! Ça va de la reconnaissance faciale à la pièce d’identité ! »
« Vous irez aussi chez… pic.twitter.com/wn0ADgdSQu
— Florian Philippot (@f_philippot) June 7, 2025
Liberté numérique ? Un concept dépassé
La France, patrie autoproclamée des Lumières, s’inspire désormais des pires régimes autoritaires. La Chine exige une identification pour naviguer ? La Corée du Nord verrouille son intranet ? Qu’importe : Macronistan suit le mouvement, tout en continuant à donner des leçons de démocratie. L’ironie est cruelle.
Quant au « code buraliste », son absurdité n’a d’égale que son danger. Qui stockera ces données ? Combien de temps ? Et que deviendront les réfractaires, ceux qui refusent de livrer leur identité pour un simple tweet ? Autant de questions que Clara Chappaz balaye d’un sourire, comme si la réponse allait de soi.
La démocratie à géométrie variable
Le gouvernement justifie cette dérive par la « cybersécurité ». Un argument éculé, mais efficace : après tout, qui oserait s’opposer à la « sécurité » ? Sauf que l’UE a déjà renforcé ses garde-fous avec le Digital Services Act. La France, elle, franchit un cap : elle ne se contente plus de réguler – elle veut identifier, enregistrer, normaliser.
Les réactions sur X (ex-Twitter) en disent long : « Bientôt un QR code pour critiquer Macron ? » « Avec ce système, même Kim Jong-un va rigoler. » La résistance s’organise, les VPN vont fleurir (avant d’être interdits)… et le gouvernement, une fois de plus, passera pour ce qu’il est : une organisation élitiste méprisante, convaincue que le peuple doit être guidé – au besoin, malgré lui.
L’hypocrisie en bandoulière
Pendant que la Macronie sermonne la Hongrie et la Turquie sur leurs dérives autoritaires, elle prépare un Internet sous surveillance. Clara Chappaz incarne à merveille cette schizophrénie : un discours progressiste, une pratique sécuritaire.
C’est embêtant ces émoticônes qui perturbent te texte 🤨
Qui nourri et enrichi l’autre ? Internet ou le client 🤔
C’est cela qu’il faut démontrer de façon claire et ferme à travers nos choix et nos actions de résistance du quotidien ! 😡