Élections

Vers une nouvelle dissolution ? Les préfets préparent des élections législatives pour les 16 et 23 novembre

L'Élysée préparerait-il en catimini un nouvel acte de fuite en avant ? La démission expresse de Sébastien Lecornu, à peine un mois après sa nomination, a précipité le régime dans ses dernières extrémités. Selon le Canard Enchaîné, les préfets auraient reçu pour instruction discrète de se tenir prêts à une dissolution de l'Assemblée nationale, avec des scrutins anticipés les 16 et 23 novembre 2025.

mise à jour le 07/10/25

Les préfectures seraient sur le pied de guerre pour organiser des législatives les 16 et 23 novembre, selon les informations du Canard Enchaîné. Une manœuvre de la dernière chance pour un président acculé.

Face à l’impasse, Macron a sommé Lecornu de mener des « ultimes négociations », une mascarade de consultations avec la droite (LR) et les vestiges de sa majorité (Renaissance, Horizons, Modem). Une tentative pathétique pour former un gouvernement, qualifiée de « dernière chance » tant l’échec semble consommé. La France insoumise, elle, a balayé d’un revers de main ces atermoiements, assenant sur X : « Nous n’avons rien à négocier avec la Macronie agonisante. Macron doit partir, et vite ! »


L’isolement du président est criant. Jusqu’à son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, lui assène : « Je ne comprends plus les décisions du président de la République. » Un appel voilé, mais sans équivoque, à la démission. Dans ce naufrage, l’exécutif semble ne plus miser que sur un coup de poker : une dissolution, à peine un an après celle de 2024. Le Canard révèle que Macron, peu convaincu par les talents de conciliateur de Lecornu, préférerait cette option au sacrifice de son propre mandat.

Conformément à la Constitution, l’annonce officielle devrait intervenir entre le 7 et le 27 octobre au plus tard. Si, anonymement, une source préfectorale tente de minimiser en arguant d’une « préparation permanente », le calendrier évoqué est étrangement précis pour n’être qu’une routine administrative.



Sur les réseaux, la nouvelle a enflammé la sphère politique. Du Rassemblement national à La France insoumise, les appels au départ de Macron se multiplient, tandis que des comptes influents relaient l’info, dénonçant un « scénario écrit à l’avance ».


Une telle dissolution, la deuxième en dix-huit mois, achèverait de pulvériser le paysage parlementaire et plongerait le pays dans une instabilité sans précédent, laissant les dossiers brûlants, comme le budget 2026, en jachère. Alors que l’Élysée se mure dans le silence, les prochaines heures révéleront si Emmanuel Macron, dos au mur, choisit de jeter une nouvelle fois les dés au risque d’un chaos durable. La stratégie du pire serait-elle devenue son seul horizon ?

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