Un lauréat… mais pas le bienvenu
Tereshchenko avait pourtant remporté la sélection régionale européenne dans la catégorie « Série photo ». Ses clichés, toujours en lice pour le titre suprême, seront jugés… mais leur auteur, lui, ne sera pas là pour les défendre. Une exclusion qui ressemble furieusement à une mise à l’index politique, habillée en précaution diplomatique.
Los World Press Photo 2025 han premiado el trabajo de Mikhail Tereshchenko sobre las protestas de Georgia. Da la casualidad que aparezco en una de las fotos premiadas, fotografiando a la derecha, con el abrigo blanco.
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— Pedro Pascual (@_pedropascual) March 27, 2025
Moscou s’enflamme, Amsterdam recule
La réaction russe ne s’est pas fait attendre. Maria Zakharova, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a taclé : « Faut-il désormais se contenter de photos de fleurs et de papillons ? ». Andreï Kondrachov, directeur de l’agence TASS, a enfoncé le clou : « L’Europe perd sa souveraineté intellectuelle. » Le Kremlin a déploré une décision « contraire à la solidarité journalistique ».
Le silence gêné de l’Unesco
Interrogée par l’agence TASS, l’Unesco n’a pas daigné commenter. Un mutisme révélateur, alors que l’institution se targue de défendre la liberté de la presse. De quoi s’interroger : les organisations culturelles internationales ont-elles encore les moyens de résister aux pressions politiques ?
🇬🇪⚡️Georgian photojournalists called the victory of Mikhail Tereshchenko, a correspondent for the Russian state agency TASS, in the World Press Photo contest an insult—his winning series featured images of protests in Tbilisi.#SputnikGeorgia #News #GeorgiaProtests #WorldPress pic.twitter.com/WCtjorRFJE
— SputnikGeorgia (@SputnikGeo) March 30, 2025
World Press Photo : un concours ou une arène géopolitique ?
En excluant Tereshchenko, le WPP prétend « éviter les tensions ». Pourtant, c’est bien lui qui en crée. Le photojournalisme doit-il se plier aux diktats des gouvernements ? ou, au contraire, rappeler que l’art transcende les conflits ? Pour l’instant, Amsterdam a choisi son camp… et ce n’est pas celui de la liberté.
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