Plainte déposée contre Lecornu pour usurpation de titre : Il répond que c’est « du mépris social »… et porte plainte !

Le Premier ministre Sébastien Lecornu est au cœur d’une nouvelle tempête judiciaire. Le Syndicat national des agents publics de l’Éducation nationale (SNAPEN) a déposé une plainte contre lui pour usurpation de titre, l’accusant d’avoir indûment revendiqué la détention d’un master en droit public (bac+5), alors qu’il ne possède qu’une maîtrise (bac+4). Des révélations de Mediapart, mi-septembre, ont exposé ces inexactitudes persistantes dans ses biographies officielles.

mise à jour le 03/10/25

Dans les hautes sphères, une année d’études en moins se négocie aisément.

Une plainte déposée à la Cour de justice de la République

Le SNAPEN, dirigé par Gérard Lenfant, a officiellement saisi la CJR le 26 septembre 2025, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement. Dans un communiqué diffusé sur X, le syndicat dénonce les allégations du chef du gouvernement, qui aurait « laissé entendre » détenir un master en droit public sans en justifier l’obtention. Les services de Matignon ont confirmé que M. Lecornu avait validé un master 1 (maîtrise), mais non le master 2 requis pour le titre complet. « Usurper un titre, c’est mépriser élèves, étudiants et personnels qui garantissent l’exigence des diplômes républicains », a déclaré Gérard Lenfant. Le syndicat estime que ces agissements discréditent la valeur des diplômes nationaux et bafouent le mérite académique.


La réplique de Sébastien Lecornu : « mépris social » et contre-plainte

Le Premier ministre a vivement réagi, qualifiant la plainte de « forme de mépris social » et y décelant une attaque ciblant son parcours, éloigné des grandes écoles. M. Lecornu, ministre des Armées avant son accession à Matignon, nie toute volonté de tromper et assure que les mentions erronées ont été rectifiées après les révélations de Mediapart. Il a annoncé le dépôt d’une plainte pour dénonciation calomnieuse contre le SNAPEN. Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de critiques sur son opacité, seulement trois semaines après sa nomination.

Un écho politique et médiatique amplifié

La polémique éclate dans un climat de défiance accru envers l’intégrité des élus. Sur les réseaux sociaux, l’affaire a suscité des réactions vives, relayées par des figures comme François Asselineau, qui fustige le « culot » de M. Lecornu. Des médias tels que Libération, France Info et Le Figaro ont souligné les implications de cette crise pour la confiance publique. Le SNAPEN y voit un risque de banalisation des utilisations frauduleuses de titres universitaires.



Enjeux judiciaires et politiques

La CJR devra désormais se prononcer sur la recevabilité de la plainte. Si elle est retenue, une enquête sera ouverte. Cette controverse, survenant au moment où le gouvernement tente de consolider sa majorité, pourrait durablement entacher l’autorité de Sébastien Lecornu.

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