Des Soprano à Breaking Bad, en passant par Friends et The Office, les séries télévisées distillent une vision du monde soigneusement calibrée. Selon Mohamed Ridal, HBO cible les bobos new-yorkais avec des récits glorifiant l’individualisme, tandis que Netflix, guidé par des algorithmes, formate les masses vers un consumérisme dépolitisé. Le résultat ? Un mépris du peuple savamment entretenu, où les prolos sont ridiculisés (The Office) et les élites, adulées (House of Cards).
Même les séries historiques servent de laboratoire pour des récits contemporains, comme Game of Thrones. Derrière l’écran, des lobbies (militaires, LGBT, financiers) réécrivent les scénarios – le Pentagone exige des héros dociles, le lobby ESG impose des quotas « progressistes ». Varian Fry, qui a sauvé en 1940 des milliers d’intellectuels fuyant les Allemands et la police de Vichy, est devenu ouvertement homosexuel dans la série, alors qu’il devait le cacher à l’époque. Les fugitifs de la série partent de Marseille et arrivent dans la journée à la frontière espagnole (344 km). Rien n’est vraisemblable et la conclusion est implacable : le petit écran est devenu un outil de domestication sociale.
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