« Faisons un petit effort » : la formule magique du régalien à la carte
L’édile justifie sa décision en invoquant le « réarmement national » face à la menace russe. « L’État, c’est nous », clame-t-il, oubliant au passage que les communes n’ont pas à pallier les carences budgétaires de l’exécutif.
Un vote à sens unique… et une opposition furibarde
Adoptée à 20 voix contre 4, la mesure a suscité l’ire des élus d’opposition. « Créer un climat anxiogène pour 64 000 €, est-ce bien raisonnable ? », s’insurge Jean-Laurent Felizia, tandis que le maire balaye la critique d’un revers de main.
« Patriotisme » ou opportunisme électoral ?
Avec un budget excédentaire de 2 millions, Le Lavandou pourrait investir dans les services publics. Mais non : préférant jouer les mécènes de l’armée, Gil Bernardi mise sur l’émotion plutôt que sur l’efficacité.
Et pendant ce temps-là, les habitants divisés
Si certains saluent ce « geste fort », d’autres s’interrogent : et si, au lieu de financer des missiles, la commune s’occupait des problèmes locaux ? Une question qui, visiblement, n’effleure pas l’esprit de notre maire en quête de lumière.
Lame Insoumise face à l’aumône guerrière du Lavandou
Le maire du Lavandou, Gil Bernardi, ne recule devant rien pour s’acheter une médaille en carton du « patriotisme ». Faire payer les habitants pour financer un État centralisé qui les taxe déjà à l’excès ? Voilà une absurdité digne de la servitude volontaire. Lame Insoumise ne défend pas un pacifisme naïf, mais le détournement des fonds locaux vers l’effort de guerre de Paris n’a rien d’un geste héroïque : c’est une soumission aveugle à la propagande d’État.
Avec 2 millions d’excédent budgétaire, la ville aurait pu renforcer sa résilience locale, financer des projets d’autonomie énergétique ou de sécurité civile, bref, investir dans la souveraineté réelle de ses habitants. Mais non. Il faut flatter l’État-nation en signant un chèque symbolique pour la guerre, au lieu de construire une vraie défense populaire et décentralisée.
Le « patriotisme » version Bernardi, c’est le même que celui des rentiers de la République : obéissance à la ligne officielle, effet d’annonce et zéro action concrète pour protéger son territoire. Une ville forte et libre, selon Lame Insoumise, ne finance pas les ordres venus d’en haut, elle s’organise pour ne dépendre de personne.
Lame insoumise. Propagande.